Illusion et point de vue, ou comment nous pourrions mourir pour défendre LA vérité
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Nous avons tous vu des illusions d’optiques totalement bluffantes. Celles qui nous font prendre « des vessies pour des lanternes ». Des illusions tellement bien mises en scène que nous pourrions mettre notre « main au feu » que ce que l’on a vu est bien réel.

C’est ce comportement qui permet aux magiciens et autres illusionnistes (de spectacle ou du marketing) de nous montrer comme bien réelles des choses qui n’existent que dans notre esprit. Ils s’appuient sur une sorte de bug du cerveau.

Je vous citerai la plus connue comme l’échiquier d’Adelson :
illusion-optique-adelson_couleur_damier

Ou encore la chambre d’Ames à cause de laquelle notre cerveau ne sait plus trop bien ou il habite

C’est un vrai soucis que rencontre les policiers en interrogeant les témoins d’un crime (vol, meurtre, etc.) car le cerveau peut d’une part être abusé plus facilement que vous ne le pensez (ces vidéos vous l’ont prouvé), mais d’autre part à cause d’une simple différence de l’observateur.

Ici par exemple ce n’est pas votre position qui pose problème mais l’obstacle entre vous et la scène à observer.

Dans cette dernière vidéo de Brussup vous jureriez voir deux pistes qui montent n’est-ce pas ?
Pour vous c’est bien réel. Mais est-ce bien LA réalité ? Miseriez-vous votre vie pour défendre cette réalité ? En fait, tout dépend de votre position par rapport à l’évènement se déroulant sous vos yeux.
Les dessins 3D (Du dessin 3D, en relief sans lunettes… quels talents !) jouent là dessus et cette vidéo vous le démontre à nouveau.

Pour terminer, je vous retranscris ici la parabole indienne « Les aveugles et l’éléphant » qui permet de s’interroger sur nos certitudes et affirmations.

Six aveugles venus d’Inde, très enclins à parfaire leurs connaissances, allèrent voir un éléphant afin que chacun, en l’observant, puisse satisfaire sa curiosité. Le premier s’approcha de l’éléphant et perdant pied, alla buter contre son flanc large et robuste. Il s’exclama aussitôt : « Mon Dieu ! Mais l’éléphant ressemble beaucoup à un mur ! ». Le second, palpant une défense, s’écria : « Ho ! qu’est-ce que cet objet si rond, si lisse et si pointu ? Il ne fait aucun doute que cet éléphant extraordinaire ressemble beaucoup à une lance ! ». Le troisième s’avança vers l’éléphant et, saisissant par inadvertance la trompe qui se tortillait, s’écria sans hésitation : « Je vois que l’éléphant ressemble beaucoup à un serpent ! ». Le quatrième, de sa main fébrile, se mit à palper le genou. « De toute évidence, dit-il, cet animal fabuleux ressemble à un arbre ! ». Le cinquième toucha par hasard à l’oreille et dit : « Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi ressemble le plus l’éléphant ; nul ne peut me prouver le contraire, ce magnifique éléphant ressemble à un éventail ! ». Le sixième commença tout juste à tâter l’animal, la queue qui se balançait lui tomba dans la main. « Je vois, dit-il, que l’éléphant ressemble beaucoup à une corde ! ». Ainsi, ces hommes d’Inde discutèrent longuement, chacun faisant valoir son opinion avec force et fermeté. Même si chacun avait partiellement raison, tous étaient dans l’erreur.

Alors la prochaine fois que vous voudrez affirmer une chose parce que « Je suis pas fou, je sais ce que j’ai vu ! » ou pointer une caractéristique qui vous paraît être un défaut chez quelqu’un « Non mais regarde moi ce type complètement amorphe ! », demandez-vous d’abord si vous avez envisager la situation sous tous les angles. Vous étiez peut-être mal placé pour voir la scène qu’on vous demande décrire et le type amorphe est peut-être souffrant… allez savoir !

Source Wikipedia : Anekantavada


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