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Brisbane et sa tornade de sable

Après des heures de voyage en camion, le groupe arrive au pied de la colonne de sable. Une tornade de 80m de hauteur et de 20m de diamètre qui ne semble pas soumis au variation du vent.
Elle tournoie cependant sur elle-même avec force.

Après avoir pris note de son caractère inoffensif pour la population, et pour cause, elle est une attraction touristique depuis qu’elle est apparue il y a 4 mois, l’équipe décide de passer la nuit dans un hôtel du coin afin d’obtenir d’avantage d’informations sur le phénomène et sur la ville en générale.

Sur le pas de la porte et alors qu’ils observent l’extérieur du bâtiment, ils attrapent un enfant pris sur le fait dans sa tentative de glisser sa main dans la poche d’un des membres de l’équipe. Malgré leur volonté d’en savoir plus sur l’enfant, ils le laissent partir et trouve un mot dans la poche visitée, leur donnant rendez-vous dans un café de la ville.

Laissant de côté cette invitation, ils apprennent par l’hôtelier que cet endroit n’est sûr que le jour, car la nuit, certaines créatures envahissent les rues pour dévorer tout ce qu’elles trouvent. Il semblerait qu’une partie de la population tout à fait normale en plein jour subissent des transformations corporelles et deviennent « associables » la nuit.

L’hôtel leur est décrit comme une forteresse nocturne ou viennent se réfugier les voyageurs, le bâtiment étant clos et protégé de la porte extérieure aux portes des chambres. Les fenêtres sont noircies et ne permettent qu’à peine d’entrevoir l’avancement du jour.
Au cours de la nuit, ils entendent la mort rôder dans les rues et les vivants imprudents fuir à pleine jambes.

Le lendemain matin, au sortir de l’hôtel, ils comprennent que la mort est la plus rapide et que les traces de sang dans la rue et sur les murs de la ville sont probablement les restes des perdants de la course noctambule.

Ils décident de tenter de suivre quelques traces filant vers les égouts mais leurs talents respectifs ne leur permet pas de remonter jusqu’à la moindre créatures.

L’équipe remontent donc à la surface et approche de la colonne de sable.
Elle est entourée de barrières empêchant le public de s’approcher, probablement pour sa sécurité.
Leur déduction les amènent à penser que la colonne est une Stelae nouvelle génération et qu’elle doit être détruite par la puissance de la réalité. Ils passent donc au dessus des protections, s’y attachent pour éviter d’être emporter par les vents violents, et attaquent la colonne à grands renforts de possibilités.

Immédiatement, la tornade se renforce et le vent les emporte dans les airs.
Après une bataille longue, frustrante mais somme toute sans grande difficulté pour ces êtres hors normes, Sekhmet interpelle Noran. Elle lui décrit une pierre rougeoyante semblant d’origine égyptienne se trouvant au sommet de la colonne. Noran ne peut appréhender l’objet de ses sens malgré leurs développement remarquables mais perçoit une zone plus dense et sombre dans la direction indiqué par la déesse.

Noran dans ces nombreuses attaques, manœuvre afin d’arriver au sommet de l’étrange phénomène qu’ils tentent tous de réduire à néant. Tandis qu’il approche, ses camarades sont malmenés. Leurs liens avec les rambardes de protections au sol sont rompus. Ils sont embarqué dans ce tourbillon infernal perdant parfois tout sens de l’orientation. Ils sont même parfois éjectés de la zone de combat.

La tornade gagne en puissance mais l’équipe s’accroche et poursuit son agression les « éjectés » revenant à la charge sans faiblir. Noran à quelques mètres de la zone sombre perçoit maintenant la pierre indiquée par Sekhmet. Il saute dessus, la prend à bras le corps et la brise sur son torse.

La colonne de sable se désintègre aussitôt. Et même Fécor qui tente de ralentir sa chute en déployant ses ailes démoniaques s’écrase au sol… ses ailes n’apparaissant qu’une fois sa tête dans le sable de la plage.

Tous remis, ils prennent le chemin de la digue et découvrent qu’une trentaine d’individus semblent les attendre… les motards du désert sont arrivés.

Mad Max… ou presque !

Le lendemain matin donc la troupe se met en route.
Toshiro est désigné d’office pour prendre le volant du seul bus jaune roulant du secteur (90km/h).
Vous vous mettez en quête de carburant en siphonnant le réservoir des quelques véhicules abandonnés du centre ville de Darwin et récupérez un peu plus de 200 litres (30 litres au 100km soit 1000 km environ).
Mais les zombies de la ville ne semblent pas décidés à vous laisser faire. Ils arrivent par grappe et vous assaillent sans interruption.

Gaziel, Noran, et Fécor bloquent les zombies tandis que Toshiro, Sekmet, Harrison et la gourde. officient pour remplir le réservoir du bus.
Une fois prêt à partir, Toshiro prend les commandes et roule à gauche
Temps de trajet prévu : 36h

Quelques heures après votre départ, le bus vous fait savoir que le réservoir doit être rempli. Vous vous arrêtez donc à une station service de Tennant Creek.

Après quelques négociations, ou vous échangez le carburant contre des carcasses de véhicules, vous repartez.
De nombreuses heures passes quand Gaziel en vol au dessus du bus, aperçoit 3 véhicules (2 side-cars et un buggy). Il descend prévenir les passagers. Vous décidez de vous arrêter et d’attendre les poursuivants.
Lorsqu’ils arrivent à distance, ils font feu sur vous sans causer de dommages à aucun d’entre vous.

En revanche, grimaçant et hurlant, lorsqu’ils dépassent votre bus vous les stoppez dans leur élan.
Sekmet rend la conduite tellement ardu à l’un d’eux qu’il finit dans le décor à cause de violents tremblements tandis que deux autres sont égorgés à leur passage.

Des deux rescapés, seuls un donnera les informations qu’ils lui réclament, après avoir poignardé sont camarades à la tempe (sur l’injonction suivante : le dernier en vie restera en vie).

Ils finiront tous éviscérés au milieu de la route par les bons soins de Gaziel… laissant peut-être là un message pour les poursuivants potentiels.

Ou il ne fait pas bon lire des discours

La chasse des vampires attire le groupe 2 étages plus bas dans la salle principale du bâtiment. Un scène de théâtre.

Une salle peu éclairée aux nombreuses rangées de fauteuils tournés vers une scène surélevée.
Au centre de celle-ci, 4 personnes aux formats très différents leur font face. Au milieu de ce groupe est disposé un fauteuil depuis lequel une 5e personne les regarde, le visage baissé à moitié masqué par un chapeau haut de forme.

Alors que la femme vampire assise, commence son laïus : « Madame, messieurs… » Enyos s’élance et l’attaque avant qu’elle ne finisse sa phrase. Son premier coup n’a pas encore porté qu’il découvre la surprenante rapidité de la dame ; elle est déjà debout à ses côtés, prête à en découdre.

Enyos peut voir une grande femme de près d’1,90m. Elle est vêtue d’un costume trois pièces et des dentelles s’échappent de ses manches. Elle tient une canne dont le pommeau est ornée d’une tête de loup hurlantes toutes dents dehors. Sous son haut de forme, une chevelure lisse lui colle au visage.

Un jeune homme à ses côtés est vêtu d’un manteau et de jambières de cuir. Il porte lui aussi un chapeau sur lequel sont posées des lunettes de soudeur aux verres noirs.

Un amas de branchages, de lianes pourrissantes et de tentacules visqueuses se tient près du fauteuil. Sur le haut de cette chose, on peut distinguer deux yeux, points noirs qui vous glacent le sang.

Un loup géant de 2m, se tient debout sur ses pattes arrières il arbore un gilet sans manche en jean déchiré. Il n’a pas d’antérieurs mais des bras musculeux et puissants dont les poignets sont serrés de bracelets cuir incrustés d’or.

Un monstre de muscles gonflés à bloc dont la peau est parsemés de veines bleues et saillantes les accompagne. Son front nu est proéminent surplombe un visage étroit mais une mâchoire difforme et carrée

Le combat s’engage entre eux. Surpris, son compagnon vampire n’attaque que quelques secondes plus tard. Trop tardivement pour la sauver. Il paiera ce manque de synchronisation par sa vie, décapité des mains d’Enyos.

Un homme musculeux, tente de s’interposer en attaquant Enyos mais il est intercepté par Noran.

Pendant ce temps, le loup-garou se jette sur Sekhmet, mais cette fois c’est Gaziel qui interpose son fouet.
L’avatar de la déesse plonge son épée dans le corps de la créature à plusieurs reprises et il ne faut que quelques secondes pour le mettre à bas.

Alors qu’Enyos s’inquiète de savoir ou en est la demoiselle tombée sous ses coups au début du combat, il ne peut que constater qu’elle a disparu de la scène, laissant ses vêtements derrière elle. Il poursuit son essence vitale sous forme de brume et la rattrape. Elle est nue et inconsciente sous la scène, car assommée par l’onde de choc de Gaziel. Sans perdre un instant il lui tranche la tête.

Une sorte de golem de marais de 2,50m s’est déplacée pour affronter Toshiro et Fécor. Sa résistance les empêche de l’entamer et Fécor décide de s’envoler pour couvrir la créature d’une des tentures du théâtre qu’il veut décrocher.

Avant que son frère n’ai terminé la manœuvre, Gaziel provoque plusieurs chocs qui assomment l’ensemble des opposants, sauf le golem. Il doit s’y reprendre à plusieurs fois pour voir s’écrouler le monstre… sous une tenture qui tombe lourdement sur lui.

Le massacre terminé, le groupe visite les lieux et finit par tomber sur les lieux de vie des 5 membres de cet étrange groupement de morts et de vivants. Un indice attire l’oeil de Toshiro : un journal sale qui indique la présence d’une tempête de sable près de Brisbane. Celle-ci stagnerai sur les lieux depuis près d’un mois. Etrange phénomène « naturel »..

Avant de se rendre sur place, ils décident de passer la nuit dans le théâtre afin que se repose les humains. Une longue route de plus de 3000 kms les attend. Ils devront faire le trajet en bus, conduit par le japonais.

Darwin, cette belle ville Australienne

Avant d’embarquer pour Darwin, Noran décide de liquider se « séparer » d’Aran.
Juste avant, il détecte de nouvelles possibilités sur le garçon. Il sonde donc son esprit afin de savoir si la rencontre entre le groupe et Aran est fortuite et découvre plusieurs choses :
– qu’il vient juste de faire les poches à un touriste ;
– qu’un groupe les attendait dans une ruelle pour leur faire les poches et la peau, si besoin ;
– que les parents du jeune garçon ont été transformés par une tempête de réalité ;
– et que c’est à cette occasion qu’il a perdu sa jambe.

Touriste passeur de pierres precieuses
Photo du touriste.
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Noran se rend compte que les possibilités ne viennent pas du garçon mais du portefeuille du touriste. Ce portefeuille contient des papiers, un passeport mais surtout… un rubis de la taille d’un ongle de pouce.

D’après le bon docteur égyptien, il semblerait que ce rubis contienne des possibilités sans être ni un fragment d’éternité (objet de croyance), ni un obscurificateur (puissant objet intelligent accompagnant les seigneurs des tempêtes).

Ses compagnons décident malgré cela d’embarquer pour la Belgique… ou l’Australie… on n’est pas sûr. Ah ben si, c’est l’Australie.

Départ pour l’Australie… donc.

En survolant le Semuru (le sommet d’où ils sont sortis des limbes), ils peuvent voir les dégâts occasionnés à la ville de Gungunsawar par le tremblement de Terre de Fecor. La ville rasée est toujours dans les flammes. De plus, la zone est entourée d’une légère brume grise.

Quelques minutes avant l’atterrissage, un homme se lève et menace les passagers avec un fusil à pompe… si le vol ne poursuit pas sa route au delà de Darwin ; une ville dangereuse selon lui, il prendra les commandes de l’avion et tuera tous ceux qui se mettront en travers de son chemin.

Avant même qu’un des aventuriers n’ai le temps de réagir, un homme vêtu d’une veste noir et d’un chapeau en cuir, se dresse pour sauver les passagers. Le pirate fait feu et blesse mortellement le héros à la gorge. Le terroriste est maîtrisé mais son opposant est mal en point.
Enyos l’emmène dans la queue de l’appareil et à l’abri des regards, décide de donner à cette homme une chance de survivre en le mordant, le transformant en vampire. Il ne gardera de ses blessures qu’une cicatrice au menton.

Après leur atterrissage (ou Enyos reste caché avec sa nouvelle recrue), ils sont conduits « pour des raisons de sécurité » à Darwin en bus, directement. Peu de temps après le départ, ils décident cependant de stopper le véhicule afin de savoir pourquoi on les conduit en ville aussi vite, sans même prendre le temps d’enregistrer les bagages et surtout, sans leur demander leur avis.

De son côté, après le réveil de son nouvel acolyte nommé Harrison (chapeau, cicatrice au menton… c’est bon vous suivez ?), Enyos s’échappe discrètement de l’aéroport. Il empreinte une calèche à un autochtone « charmant » et prend la direction de la ville pour rejoindre ses compagnons. Il les trouvera sur le bord de la route, discutant avec le chauffeur.

Enyos essayant d’en savoir plus sur la ville découvre que le propriétaire de la calèche l’emmène à Darwin de son plein gré et non sous son propre charme. Le cochet/goule, car s’en est une, découvert ne réagit pas assez vite pour échapper à la poigne implacable d’Enyos et périt la tête tranchée impeccablement à la rapière.

Le chauffeur de bus et son acolyte sont laissés sur le bord de la route et les aventuriers reprennent le chemin de Darwin. Noran l’autre vampire du groupe, décide cependant de garder avec lui Cherryl, une passagère presque quadragénaire afin qu’elle lui « tienne compagnie », sous l’oeil amusé de ses compagnons qui la surnomme dans la foulée : la gourde.

Voir Darwin et mourir… mais j’ai pas dit qui

A quelques kilomètres de Darwin, le groupe laisse le bus jaune trop voyant sur la route et poursuit à pied.

Les habitants de Darwin se déplacent vite, en groupe et armés. Un de ces groupes croisés à un carrefour d’habitations prévient les aventuriers qu’ils doivent trouver un refuge avant la nuit, vite… ou ils sont morts.
Cette phrase les fait sourire. Vivement la nuit !

A la nuit tombée donc, qu’ils attendent avec une impatience jamais vu chez des habitants de Darwin dotés d’une bonne santé mentale, ils sont assaillis par des grappes de zombies trop curieux, mais… pas assez entraînés.

Puis du haut d’un bâtiment, une voix se fait entendre :

Enfin des personnes dignes d’intérêt arrivent à Darwin. Je vous souhaite la bienvenue. Faites comme chez vous, nous nous reverront très vite.

Acelin le vampire fait une apparition sur le toit du théâtre de Darwin

Sitôt le laïus terminé, le groupe réagit :
– Noran se téléporte derrière la position estimée du beau parleur.
– Gaziel s’exécute de la même façon avec le même objectif.
– Enyos ne disposant pas des mêmes moyens, se dirige sous forme brumeuse vers le sommet de l’édifice.
– Toshiro, Sekhmet, Cherryl et Harrison entre dans l’hôtel de ville par la grande porte (que Toshiro crochète habilement).

Noran et Gaziel arrivent à temps pour voir une brume s’engouffrer dans le bâtiment par les conduites d’aération.
Ah aaaah, un vampire donc !

Quand Enyos arrive en haut de l’édifice, il voit Gaziel foncer sur la toiture et passer au travers à grande vitesse, pour s’arrêter pile, un genou au sol sur la dalle de béton de l’étage du dessous, les ailes déployées.
Putain c’est beau !

Noran et Enyos sentent la présence du vampire, Gaziel est aux aguets… la chasse peut commencer.