… en tout cas c’est l’impression que j’ai eu pendant les 2h40 de film.
Dès les premiers secondes de projection, on sait que le film ne sera pas comme les autres. On sait que notre perception sera différente de tout ce que nous avions vu auparavant.
La première scène du film est l’arrivée du héros (sam worthington alias Jake Sully) dans un container de cryogénisation. Dans le module ou il est allongé, des particules flottent au dessus de lui, en apesanteur. Ces particules semblent être devant l’écran de cinéma, pas dedans… Ah ouais quand même !
Bluffé ! Tout au long du film, on est avec les acteurs au cœur de l’action… on cours et on esquive avec les personnages. Pour la première fois dans l’expérience cinématographique, le spectateur devient cameraman.
Oui je n’ai pas peur de le dire, la 3D au cinéma, c’est la même révolution que l’arrivée de la couleur à la télévision… il y a 30 ans.
Chaque fois qu’une fleur frôle un des personnages, on s’attend à ressentir la caresse du végétal sur sa peau.
Je vous mets juste en dessous la vidéo promotionnelle, que vous avez déjà dû voir des dizaines de fois par ailleurs. Ca ne vous donnera pas plus d’infos, mais j’avais envie de le voir encore une fois.
http://www.youtube.com/watch?v=cRdxXPV9GNQ
Je ne reviendrais pas sur le scénario, d’autres que moi l’ont déjà fait avec plus ou moins de bonheur. Sortir un script de 15 ans d’âge à des conséquences sur son originalité c’est un fait. Quand je vais voir un film, je me laisse porter. C’est la première impression qui compte. Si le scénar est bateau mais que j’ai passé du bon temps, qu’à cela ne tienne, c’est que ça m’a plu. Le reste est la manifestation d’un ego qui n’a rien à faire avec le plaisir, et je me passe de lui.
Ce film peut avoir plusieurs lectures : Ecologique, Sociologique et Politique.
ATTENTION je parle du film et en révèle des passages, allez d’abord le voir pour en prendre plein les yeux et revenez lire mon analyse à tête reposée.
Avatar au niveau écologique
Tout le monde l’aura compris au cours du film, la nature, c’est mieux quand on la respecte. Les Na’vis ont développé un système d’osmose avec les créatures comme avec la végétation de Pandora. Ils savent l’écouter et elle leur rend cette attention. Les terriens sont désignés comme ceux qui ont tués leur mère (la Terre) et viennent tuer celles des « indigènes » pour de vils intérêts économiques.
On se prendrait presque à lever le poing lorsque l’idée se fait jour dans notre esprit que nous ne devrions pas accepter de laisser détruire notre planète par quelques uns, pour des intérêts bien trop éloignés des nôtres.
Sociologie des Na’vis
La comparaison entre Jake Sully et son avatar, et les jeux vidéos est omniprésente. Jake est un militaire ayant perdu l’usage des jambes. A cause de l’absence de cette fonction motrice majeure, et parce qu’il vit dans un monde ou le muscle est presque un moyen de communication, il est rejeté et considéré comme diminué et inutile. Il retrouvera au travers du « pilotage » de son avatar, la vie dont il rêve : des jambes pour courir dans la forêt, un corps plus grand, plus fort, plus souple et plus agile, une petite amie, une vie sociale.
Le parallèle est alors simple à faire avec les jeux vidéos ou chaque personne se liant à son personnage, considéré comme son avatar (sa représentation virtuel), peut avoir l’apparence qu’il souhaite, dans un monde ou il lui sera facile de se faire accepter pour ce qu’il n’est pas. A ce sujet, on pourra se tourner vers le marketing qui oeuvre pour que le joueur puisse s’identifier au maximum, justement en permettant une personnalisation maximum de ce personnage.
Vous savez comme moi que le plus drôle dans les Sim’s, de Sid Meyer, c’est de se doter « d’une apparence qui tue » que l’ont voudrait en vrai, sans oser passer à l’acte du peur du ridicule. Ayant bien compris cela, certains jeux online vont même jusqu’à vendre (avec de l’argent réel) des attributs virtuels pour habiller le « moi » numérique des joueurs.
Quant à l’orientation politique
Le refus du mode de vie des terriens par les Na’vis, empêche la mégacompagnie de leur mettre la pression pour prendre leur contrôle (comme l’avait fait les anglais conquérants avec les indiens et de l’eau de feu).
On notera tout de même que pour la résistance finale, Tous les N’avis sont dotés du communicateur militaire qui se place sur la gorge… finalement bien pratique pour coordonnées des actions de guérilla. On peut donc se demander s’ils n’auraient pas finalement acceptés une ou deux armes pour lutter contre l’armée envahissante ou la faune agressive de Pandora. A noter également que c’est un étranger qui sauve le peuple et non un autochtone… pas assez intelligent ? Naaaaan ce serait discriminatoire. On va juste se dire qu’on ne combat bien un ennemi que si on le connait parfaitement, c’est donc plus logique que cela soit un membre des envahisseurs qui leur « pète la gueule »..
D’autres avis
Histoire de ne pas être complètement subjectif, je vous propose également d’aller lire un des avis « différents » (attention spoiler) sur Nemo Sandman.com, Le monde est weird
Les thèmes s’en rapprochant
Aquablue : Dans cette BD, une société envoie sur une planète couverte d’océan, des mercenaires afin de protéger ses intérêts. Cette protection poussera un terrien d’origine à prendre le parti de sa « famille » marine pour stopper la destruction de l’environnement et la conversion des autochtones au mode de vie subversif des terriens.
District 9 : Un film de 2009, ou un humain sera transformé en alien et verra le monde par les yeux extra-terrestres pour mieux les comprendre.
Techniquement, la 3D
La question qui m’a taraudé jusqu’à mon arrivée dans la salle (kinepolis à Lomme) était celle-ci : Comment vais-je percevoir la 3D ? Avec quel matériel ?
J’ai surfé longtemps sur le net pour être sûr d’avoir la salle adéquat, et à mon arrivée, on m’a simplement donné la paire de lunettes conçue pour ça.
La technologie utilisée, grâce aux lunettes fournies par la salle, vous immerge totalement dans le monde de Pandora. Ce n’est pas de l’anaglyphe comme l’exemple que je vous ai préparé ci-dessous (chaussez vos lunettes en carton rouge et bleu), mais une méthode qui demande un peu plus de travail.

Mais Avatar ne fonctionne pas sur ce modèle. Il fonctionne sur le principe suivant, une image est affichée pour l’œil gauche puis une autre pour l’oeil droit, vos lunettes se fermant du côté gauche et du côté droit afin que l’oeil ne capte que l’image qui lui ai destinée. Deux types de lunettes existe pour arriver à ce résultat, les lunettes actives (avec fermeture des verres alternés) et les lunettes passive (polarisantes). J’avais assisté à une démonstration de ce type de matériel il y a… 14 ans au MICAD 95, un salon de la technologie. Un dragon en image de synthèse de l’époque flottait sur un écran, l’effet était déjà spectaculaire.
Des détails sur la technologie yt3d.com
Plus d’image du film sur avatar-trailer, crazythemes.com, hdwallpapers.in, collider.com
