Catégorie : Ecrire

Les articles ayant traits à la passion d’écrire et le beau geste de l’écriture. Des nouvelles, des histoires très courtes et un jour peut-être, un roman.

  • Dernière nouvelle : « Quand ça veut pas… ! » 1ère partie

    Dernière nouvelle : « Quand ça veut pas… ! » 1ère partie

    Introduction
    Actuellement on estime à près de 8500 le nombre d’astéroïdes géocroiseurs de plusieurs centaines de mètres de long. Ce sont des lunes potentielles pour notre planète. Des lunes ? Oui des lunes ! Des objets naturels qui tournent inlassablement autour de la Terre comme notre bonne vieille Lune. Des satellites naturels comme ceux là, il en existe aussi de plus petits, d’une taille de quelques mètres seulement mais beaucoup plus nombreux, des millions en fait. Le problème c’est qu’ils sont indétectables depuis la Terre avec les technologies actuellement disponibles.

    Quand ça veut pas !
    1500 kilomètres d’altitude… l’espace.
    Cette distance pourtant relativement grande n’est en fait qu’une orbite basse pour les satellites.
    Autour de la Terre depuis 3 semaines, le « Grappler », une navette minière de la « Mineral Society »,société de ramassage de roches orbitales, flottait mollement dans le vide spatial.

    Timidement, un détecteur de la navette se mit à cliqueter. Une lumière rouge s’alluma, transformant l’ambiance lumineuse des 4 modules de la navette en chambre noire de photographe.
    Les concepteurs de ce système de surveillance l’avaient surnommé HAL, en souvenir d’un vieux film d’anticipation. Oh bien sûr ce HAL là n’était pas plus intelligent qu’une calculatrice d’étudiant. Il ne faisait que lire des fichiers audio contenant des mots ou des phrases courtes. Des fichiers dont on avait programmé la lecture en réponse à certains stimuli extérieurs : température, pression, bruits ou résultats de calculs.

    Donc non, HAL n’était pas intelligent, une compétence absolument hors d’atteinte des ingénieurs humains encore à l’heure actuelle. Cela dit, même si cet amas de composants électroniques avait été construit aujourd’hui 27 mars 2024, il ne penserait pas plus. Et aucun éclair, ni aucune araignée radioactive ne lui auraient donnés la moindre étincelle de vie. Les romans de science-fiction était bien loin quand il s’agissait de rentabilité. Cependant il faisait tout de même partie des derniers nés de sa génération dotés d’une batterie de processeurs dernier cri, de deux téraoctets de mémoire vive (1) et de trois disques durs non moins énormes. Du coup, HAL calculait très, très vite sur des équations très, très complexes mais est et resterait un très, très mauvais compagnon de voyage.

    Pour le moment HAL était programmé pour un job : enclencher le réveil d’urgence des humains présents dans la salle de repos.
    Dans cette salle, une seule des cabines verticales était occupée. Le capitaine Franck « Silver » Mortimer, un quinquagénaire aux cheveux blancs, courts et frisés, y ronflait bruyamment. Quand la cabine de Silver s’ouvrirait, surnom qu’on lui donna quand vinrent ses premiers cheveux blancs, « Putain de caillasses volantes » seraient les premiers mots qui sortiraient de sa bouche :
    – Putain de caillasses volantes ! dit donc le capitaine en ouvrant les yeux. On peut pas pioncer tranquille alors ?
    – Bonjour mon capitaine ! dit HAL dynamique.
    – Pffffff, ils auraient quand même pu caler une voix de gonzesse, ça aurait été plus sympa au réveil, dit Silver en soufflant.
    – Bonjour mon capitaine !, dit HAL sur le même ton dynamique.
    – Et il va passer son fichier en boucle jusqu’à ce que je dise la phrase reconnue par le programme… putain c’est lourd.

    – Bonjour mon capitaine !, répète HAL sans relever le reproche dont il venait d’être la victime.
    – Et pas moyen de savoir ce qu’il me veut tant que j’aurai pas dit la phrase magique… une sacrée bande de bras cassés ces ingénieurs au service de l’Intelligence Artificielle. Oui HAL, je suis debout ! finit par lâcher le pilote. « Tu as bien fait ton travail », compléta-t-il entre ses dents.
    – Bonjour mon capitaine !, répéta HAL une fois de plus, comme s’il n’avait pas entendu la réponse.
    – Qu’est-ce qu’il lui prend à celui-là… pourquoi il m’emmerde ? Ah… OK ! je me suis encore gouré. dit le capitaine en affaissant les épaules. Je retiens pas ce truc c’est dingue. Oui HAL, je suis… bien réveillé, articula-t-il. Ça va c’est bon, tu passes à autre chose ?
    – Heureux de l’apprendre mon capitaine, enchaîna la machine.
    – Tu ne sais pas ce que veut dire “être heureux”, maugréa le capitaine.
    Mais le programme poursuivit, imperturbable :
    – Un événement… imprévu… m’oblige à vous sortir… de votre… sommeil, commença le système vocal automatisé. D’après mes calculs… la… trajectoire… d’un… géocroiseur… coupera… notre… trajectoire… dans… 15…minutes… Êtes-vous opérationnel ?
    – Non non, je me suis recouché, ironisa Silver. Puis après quelques secondes, il enchaîna d’un ton militaire en clamant : Opérationnel… chef !.
    – Quand je pense au temps qu’on perd avec ces conneries de simili langage humain. dit-il en s’habillant. Alors qu’il aurait suffit qu’il me réveille en hurlant : Alerte collision ! OK je lui aurais pété la tête pour m’avoir réveillé en sursaut, mais au moins j’aurais eu le message. Seulement voilà, les actionnaires ont adoré que HAL s’exprime comme nous. Du coup, les ingénieurs ont bossé sur un truc pas utile au lieu de développer ZE programme : Comment esquiver des cailloux de 3m de diamètres perdus dans l’espace.

    Tandis qu’il finissait de se vêtir, un bruit lointain lui fit tourner la tête :
    – Eh Jam, qu’est-ce que tu fous ? cria le capitaine.
    Après quelques secondes, la tête rasée du second pilote passa l’encadrement de la porte :
    – Désolé, mon capitaine. J’étais dans le module quatre pour un test électrique, s’empressa de répondre le jeune lieutenant James Willburn, second pilote du Grappler.
    – Tu sais d’où vient l’alerte ? demanda Silver.
    – Non mon capitaine. répondit James du haut de son mètre quatre vingt-dix. Je suis passé voir ce que vous désiriez avant d’aller dans la cabine de pilotage.

    Passant la main dans ses cheveux blancs, Silver emboîta le pas du jeune homme. Une fois dans le cockpit, suivi de près par le capitaine, le second pilote fut intrigué par une information.
    HAL avait précisé à Silver lors de son réveil qu’un géocroiseur couperait leur trajectoire dans 15 minutes. Sachant que le capitaine avait pris 2 minutes pour sortir de sa cabine et environ 30 secondes pour arriver ici avec lui, le compteur aurait dû afficher 12 minutes au minimum. Or là, il n’en affichait que… 7 !
    – « Mon capitaine avez-vous vu le compteur ? » demanda James.
    – Et alors ? répondit Silver irrité. Puis après quelques secondes de flottement, Hey mais… qu’est-ce qu’il débloque encore ce con de HAL ? Comment ça 7 minutes ?
    – Jam, prend les commandes, dit-il rapidement en coupant HAL. On se tire de là !

    James s’assit prestement dans son fauteuil, réglé pour laisser de la place à ses jambes immenses. Il entama immédiatement la procédure de déviation de trajectoire, une « esquive » comme l’appelait les mineurs. Pendant ce temps-là, Silver vérifiait les instruments à l’aide de l’écran tactile souple cousu sur sa manche.
    Un glissement de doigt à droite, un vers le haut, il avait maintenant devant les yeux la liste des instruments de bords et leurs statuts, et ce qu’il vit le fit s’écrier :
    – Jam c’est quoi ce bordel ? Pourquoi on tourne sur les générateurs de secours ?
    – Comment ça mon capitaine ? J’ai fait un simple test électrique il y a 10 minutes et tout s’est bien passé. D’ailleurs, si c’était le cas, nous n’aurions plus de communications non plus, répondit le second, surpris par l’affirmation du capitaine.
    – Eh ben justement… on a plus de communication !, s’écria-t-il.

    Le capitaine Mortimer s’activa à nouveau sur la tablette, validant des options, scrutant les diverses informations qui défilaient sous ses yeux. Ses doigts volaient sur l’écran tactile comme un pianiste en concert. À force de manipulations, il réussit à rendre son ambiance blanche et diffuse à la navette. Au même moment, alors que les deux pilotes se ré-accoutumaient à cette lumière, un cri retentit dans les hauts parleurs de la navette :
    – …RTIMER, REPONDEZ BON SANG !!!
    – Ici le capitaine Franck Mortimer. dit Silver. On a eu un problème électrique et un caillou nous fonce dessus.
    – Bon sang capitaine, ici le Premier Calculateur Gaspard. Ça fait 10 minutes qu’on essaye de vous joindre. hurla le chef de la division statistique. À ce stade, c’est à votre propre mort que vous allez devoir faire face, vous êtes sur le point d’être vaporisé par un caillou aussi gros que le Grappler.
    – Nous maîtrisons la situation monsieur, décréta James. Mais c’est le capitaine qui enchaîna :
    – On vous rappelle dès qu’on est sorti de la mouise pour faire un point. Terminé. et il coupa la communication.
    – Capitaine, vous… le statisticien n’eut pas le temps de finir sa phrase.
    Après deux secondes de silence, le capitaine ralluma la radio et ajouta en colère : Ah oui, et c’est ce con de HAL qui a encore merdé !
    – Ne faites p…

    Les sourcils froncés, Silver se tourna vers son second :
    – Alors Jam, on en est où ? demanda le capitaine.
    Le second pilote tourna la tête lentement vers son supérieur. Il était livide.
    – J’ai refait mes calculs 3 fois mon capitaine., lâcha le jeune homme, Nous entrerons en collision avec l’astéroïde géocroiseur AD234 dans 3 minutes.
    – Je sais qu’on est en alerte collision bordel !!, s’écria Mortimer, Je te demande ou tu en es de l’esquive ?
    – Je me suis mal fait comprendre mon capitaine. Nous aurions eu le temps de manœuvrer si nous avions bénéficié de plus de puissance. Or le Grappler n’est pas prévu pour une course de vitesse à 10 000 km/h.
    – Tu plaisantes ? On y passe là maintenant ? Souffla le capitaine, les yeux écarquillés.
    Ne sachant quoi ajouter de plus, James retourna à ses manœuvres. Finir percuté par un astéroïde n’était pas la mort qu’il avait souhaité… il allait donc se battre encore quelques minutes.

    Au même moment sur Terre, dans les locaux de la « Mineral Society », Robert Gaspard un petit homme à la peau chocolat au lait et aux cheveux très courts, statisticien de son état, n’en revenait pas qu’on lui ait coupé la parole. D’ailleurs, il n’en revenait pas non plus qu’on ait mis en doute les qualités techniques de HAL. Du haut de son costume 3 pièces, il pensait même très sincèrement que ces mineurs se croyaient décidément tout permis. Un rapport atterrirait sur le bureau du patron, ça ne traînerait pas. Il ne laisserait certainement pas passer ce « c’est pas de ma faute » totalement puéril. Des millions d’euros étaient tout de même en jeu.
    Remettant ces petites lunettes rondes d’aplomb, il se tourna vers l’observateur en faction devant le radar et demanda :
    – Ils en sont où ?
    Assis de l’autre côté du bureau, son subalterne consulta ses écrans par-dessus ses lunettes.
    Analysant la situation en quelques secondes, il se tourna vers son chef et répondit désarçonné : A moins d’un miracle monsieur… je ne les vois pas s’en sortir, dit-il en secouant la tête de gauche à droite.
    – Le géocroiseur sera sur eux dans moins de 3 minutes, finit-il.
    Robert n’avait plus d’autre choix que d’appeler la direction illico. Il devait se protéger des frasques de ce capitaine chahuteur.

    Annexe
    (1) – 1 tera octet peut contenir l’équivalent de 700.000 disquettes des années 90

    A suivre…
    (merci à Marie-Laurence pour la relecture)

    « Quand ça veut pas… ! », 2ème partie
    « Quand ça veut pas… ! », Fin

  • Le Woaaaa primordial

    Le Woaaaa primordial

    D’un côté, dans le silence écrasant de l’espace, une galaxie étincelante traverse l’espace sans que rien ne puisse la retenir. D’un autre côté, après avoir absorbé la quasi totalité de la matière de l’Univers, le dernier trou noir tente d’attirer vers lui et donc vers sa fin, sans faiblir, ce dernier objet cosmique à sa portée. Il se trouve que pour une galaxie, la fin est justement ce gigantesque soleil noir qui tournoi sur-lui-même, absorbant tout, lumière comprise. La dernière galaxie n’en réchappera pas.

    L’incontournable se produit donc.
    Dans le silence le plus total, et en moins d’un milliard d’années, la dernière étoile de cette dernière galaxie est engloutie. Il ne reste rien de son existence, pas même une particule de lumière, elle aussi pris au piège du trou noir. Rien n’est plus massif que lui désormais. Et pour cause, il n’y a plus rien d’autre.
    Les 4 forces fondamentales n’en font désormais plus qu’une.
    L’Univers à ce moment précis est en équilibre parfait.

    Le trou noir est « Tout » !

    Mais maintenant que « Tout » existe, il a du mal à garder son contrôle. Ce manque de maîtrise provoque l’étape suivante. Trop lourd pour se contenir lui-même il se recroqueville, s’effondre. Sa taille diminue mais pas sa masse. Cet effondrement provoque le déséquilibre. Le négatif devient alors positif, le positif négatif et l’explosion a lieu.

    Le battement de coeur universel suivant.

    L’immense masse de matière jusqu’alors comprimée en un endroit unique, éclate soudain dans un Grand Bang.
    Dans cette déflagration ou « Tout » éclate, les éléments rejetés par la violence de l’évènement se mélangent déjà, s’arrangent, s’organisent à nouveau dans des millions de combinaisons. Ces « essais » ne donnent bien souvent que des chimères éphémères mais dans certains cas des… « matières » se forment : on les nommera plus tard oxygène, carbone ou mieux, minéraux, gaz ou matière noire.

    C’est la violence de l’explosion elle-même qui engendre l’accident, l’inattendu. Dans un nuage de gaz aux couleurs chatoyantes, une suite de chocs électro-magnétiques provoqués par la tension qui règne dans cette jeune « atmosphère » de chaos ultime, provoque une chose très étrange.

    Un éclair qui ne devrait contenir que des photons et quelques éléments chimiques transporte une… information. Celle d’un mouvement.

    Cette information isolée disparaît aussitôt. Quelques… choses plus tard, le nuage de gaz coloré est prit d’un autre spasme électrique qui transporte une autre information encore plus étrange. Une perception. Mieux c’est la perception du froid de l’espace. Les éclairs ne semblent plus vouloir quitter la zone. Le nuage de gaz s’étend, devient plus grand, rencontre plus de matières, provoque plus d’éclairs, transportent plus d’informations.

    Puis la somme d’informations accumulées fait naître autre chose. Des « sensations » naissent, dont celle surprenante de sentir les éclairs se frapper soi-même… en tant qu’entité.

    La sensation de sentir les éclairs parcourir se « Soi-même » est joyeuse et précède la plus belle des sensations, l’émerveillement. Le « Soi-même » tendu vers le spectacle de cette matière propulsée dans toutes les directions, mélange de gaz, d’éclairs et de couleurs, dévore avec avidité de ces nouvelles « capacités », ces nouveaux sens, ce paysage fantastique créé il y a si peu de… « temps ».

    Un autre éclair véhicule alors la première pensée, la seule véritable pensée pure, celle de l’enfant devant un évènement unique et somptueux : « Woaaaa ! ».

    Sources : www.jmmasuy.net, www.zmescience.com

  • Je veux écrire un roman et devenir écrivain, comment faire ?

    Je veux écrire un roman et devenir écrivain, comment faire ?

    Article modifié le 22 octobre 2017

    Eh oui, bon nombre d’entre nous ont un jour ou l’autre eu l’idée de se lancer dans l’écriture, bien souvent après avoir terminé de lire LE livre du siècle, j’ai nommé : « Le Monde des non-A » d’Alfred E. Van Vogt (ah bon pas vous ?!).
    Le soucis, c’est qu’il faut plusieurs choses pour arriver à offrir son livre à ses ami(e)s, plusieurs étapes pour être reconnu comme écrivain.

    Alors, comment devenir écrivain ?

    Pour ceux que cela intéresse, j’essaie d’écrire aussi. N’hésitez donc pas à passer lire quelques unes de mes nouvelles.

    Comment écrire son premier roman et enfin devenir écrivain ?

    Dans un premier temps, il va falloir trouver votre rythme. 6h par jour ou 6h par semaine ? 6h par semaine ou 6h par mois ? Uniquement le dimanche avant 5h du matin ou tous les jours après 22h ?
    Ce qui compte, c’est la régularité (comme pour la course à pied). Sinon, on loupe une séance, puis deux et on se réveille un jour par se demander où on a bien pu ranger ce vieux fichiers… Raaaah comment s’appelait-il déjà ?

    En ce qui concerne la préparation, il faut savoir une chose :

    En vérité je vous le dis… non, nous ne sommes pas égaux devant un clavier 🙂

    En effet, certains ont besoin de structurer leurs pensées avant de se lancer : études des personnages, des lieux, recherches historiques, chapitrage, etc. Mais d’autres ont au contraire surtout besoin d’inscrire immédiatement ce que leur cerveau leur dicte, là, tout de suite. Personne à ce qu’il semble, n’a la science infuse en ce qui concerne les ébauches de roman, les premiers jets. C’est chacun son rythme.

    Pour ces écrivains qui aiment se jeter à corps perdu dans l’aventure du livre (je recommanderai quand même de savoir au moins comment doit se terminer l’histoire), je propose un exercice auquel je m’adonne depuis l’année dernière, j’ai nommé le Nanowrimo. Le Nanowrimo est un challenge d’écriture personnel (pas un concours, vous êtes face à vous-même) qui consiste à écrire un roman de 50.000 mots en 30 jours, du 1er au 30 novembre.
    50k mots, c’est l’équivalent de bouquins comme le cycle de Tshaï de Jack Vance (en 4 tomes certes mais d’environ 200 pages chacun) ou de Motel 007, de Ian Fleming (un James Bond). Un mois c’est aussi le temps qu’il a fallu à Anne Rice pour écrire la version finale d’Entretien avec un vampire… c’est vous dire si c’est jouable 😉

    Pour en savoir plus sur le Nanowrimo, c’est par ici.

    Pour ceux-là mais aussi pour les autres écrivains, je vous propose quelques outils (mais pas vraiment de méthodes, je n’en ai pas la prétention. Il faut pas déconner, je n’ai encore publié qu’une nouvelle dans un prix littéraire local) pour développer votre envie d’écrire et pour vous aider à rester motivé.

    Atelier d’écriture de Bernard Werber

    Tout d’abord, vous pouvez vous appuyer sur l’expérience de romanciers reconnus comme Bernard Werber (les Thanatonautes) ou Maxime Chattam (Prédateurs).
    Le premier préconise d’utiliser tout ce qui peut être utile dans la vie de tous les jours, le second utilise un cahier pour développer chaque personnage, lieu (qu’il visite), etc.

    Pour comprendre leur façon de travailler il vaut mieux les écouter.

    Dans cet atelier d’écriture dirigé par l’auteur des Fourmis, il vous sera expliqué comment structurer votre récit, quels obstacles vous rencontrerez et comment les éviter.

    https://www.youtube.com/watch?v=3_3kRxTYpHE

    Brandon Sanderson (Coeur d’acier), s’est laissé aller à une interview ou il explique sa vision de l’écrivain. Il en profite donner quelques conseils d’écritures ce qui est toujours intéressant pour progresser. Vous pouvez trouver cet entretien sur
    le site Elbakin.

    L’inspiration

    L’inspiration c’est l’idée, le concept, le scénario, les personnages… bref vot’ truc à raconter. Ce n’est pas simple car on peut parfois être atteint du mythique syndrome de la page blanche (ou de l’écran blanc pour les modernistes). Afin de déclencher l’inspiration et se sortir du cycle infernal des nuits maculées sur pages livides (j’avais déjà utilisé le mot blanche avant), piochez donc dans votre vie quotidienne, dans l’actualité politique, scientifique, religieuse, culinaire, people, dans les mythes et légendes ou des les yeux de votre moitié.

    Prenez garde cependant car une fois ouvert le flot littéraire intarissable de votre imagination débridée, cette inspiration peut vous mener sur des terrains que vous ne connaissez peut-être pas encore (vous n’y connaissaez rien en informatique mais vous avez une super idée sur un ordinateur tueur… laissez tomber c’est déjà pris).
    Or il est important, y compris dans un ouvrage de science-fiction, de savoir de quoi on parle.

    Il faut connaître la réalité pour mieux lui tordre le cou.

    Oui la recherche est un moment crucial dans l’écriture. Vous tâcherez donc de vous tourner vers des sources d’informations fiables si possible. Votre entourage pourquoi pas, mais aussi les bibliothèques municipales ou numériques :
    Wikisource, la bibliothèque libre ;
    ABU, la bibliothèque universelle ;
    Europeana, les collections culturelles d’ Europe ;
    Galica, la bibliothèque numérique.

    Une fois que vos idées se bousculeront dans votre tête, il serait sans doute judicieux de les organiser.
    Là je vous conseillerai de vous orienter vers les cartes heuristiques ou mind mapping en anglais. En gros : une idée égale une bulle. Vous déplacez et regroupez ses bulles en fonction des liens qui existent entre elles et votre histoire se construira quasiment toute seule.
    Vous pouvez voir ce que donne une carte de ce type sur l’image (de mon cru) ci-contre, plaçant les éléments d’un début d’idée.

    Bien sûr il est possible de faire ce travail à la main sur un carnet ou sur un mur avec des papier autocollant (post-it), mais on peut aussi vouloir bénéficier de la souplesse de l’outil informatique (essayez donc d’annuler votre dernière bulle sur le carnet sans laisser de traces).

    Les outils standalone (qui s’installe sur votre machine)
    Freemind ;
    xmind.

    Les outils web based (qui fonctionne sur internet)
    trello (celui que j’utilise pour mes écrits)
    Bubbl.us ;
    Wise Mapping.

    Les applications smartphone (6)
    Simplemind Free (Android) – Pour moi, le plus intuitif ;
    MindJet Map (Android).

    Ecrire un livre, le témoignage de Samantha Bailly, écrivain (1h30)

    Le matériel

    Bien sûr le papier et le crayon sont suffisant pour rédiger votre ouvrage, et c’est d’ailleurs un excellent moyen pour noter ses idées quand on ne dispose pas de l’outil informatique. Cependant, je pense qu’à notre époque, même si on a pas d’ordinateur à portée de la main, il y a des espaces un peu partout ou des ordinateurs sont à disposition du public. L’ordinateur qu’il soit muni d’une pomme, d’une fenêtre ou d’un pingouin et ce quelque soit sa puissance, vous permettra de gérer vos écrits de façon simple tout en vous donnant accès à des correcteurs orthographiques lors de vos moments de doute « Pivotiens » (digne d’une dictée de Bernard Pivot).

    Il est à noter également que les moyens techniques actuels par le biais des smartphones et autres tablettes vous donnent les moyens de ne pas laisser s’enfuir la moindre petite idée salvatrice. Utilisez par exemple l’enregistreur vocal ou le bloc mémo.

    Quels sont les outils utiles à un écrivain ? Je vous propose une réponse en 5 points (1) :
    – Un outil de recherche sur votre ordinateur comme Copernic ;
    – Une encyclopédie en ligne comme ce moteur qui en regroupe quelques-unes ;
    – Une imprimante pour se relire (laser c’est bien, une boite à copie c’est plus écolo et une liseuse ou une tablette c’est le top) ;
    – Un espace de stockage externe (disque dur ou cloud… en ligne quoi) ;
    – Un moyen de prise de note rapide (smartphone, carnet de note, etc.).

    Pour peu que vous manquiez de courage ou de membres pour tenir un crayon ou pianoter sur un clavier, il existe des moyens afin d’aider à la prise de note par la voix. Eh oui transformer votre douce voix en écrits est possible :

    Reconnaissance vocale (pour écrire)
    CMU Sphynx
    Dragon Naturally Speaking (€)
    Speechware (€)
    Tazti (€)
    WordQ + SpeaQ3 (€)

    Synthèse vocale (pour relire)
    Balabolka (+ les voix françaises)
    nvda project
    Speak Up

    (€) = payant

    Quelle méthode utiliser pour écrire

    Une fois que vous avez réunit vos esprits pour imaginer votre histoire, par quoi commencer ?
    Pour savoir par quel bout prendre votre premier ouvrage, faites-vous aider. Il existe plusieurs ouvrages qui vous aiguilleront et vous permettront de poser les fondations de votre oeuvre, avec par exemple :
    j’écris mon premier polar (Louis Timbal-Duclaux) ;
    Ecrire (Faly Stachak) ;
    Ecrire pour le théatre (Michel Ressi) ;
    Ecrire un roman et se faire publier (Bob Mayer).

    Tout n’est cependant pas dans les livres et il vous faudra une bonne dose de motivation.
    Voici donc 10 conseils pour écrire un roman (2) :
    Éprouvez votre motivation : avez-vous envie d’écrire ou juste de prétendre être écrivain ? ;
    Restez modeste : ne cherchez pas la révolution de l’écriture dès le premier roman ;
    Instaurez une routine de travail : il ne suffit pas de vouloir écrire un roman : il faut l’écrire. Pour cela plongez-vous dans la routine de l’écrivain ;
    – Ne versez jamais dans l’ennui : si vous vous ennuyez vous-même à écrire et à raconter, changez de loisir ;
    Fichez vos personnages : dressez une petite fiche avec le nom, prénom, les origines sociales, le caractère, profession, goûts, dégoûts, description physique de vos personnages ;
    Collez au thème : restez dans al thématique de votre histoire, et si vous participez à un concours, ne soyez pas HS ;
    Ne recherchez pas l’originalité à tout prix ;
    Écrivez à propos de ce que vous aimez : pas la peine d’être un expert, mais documentez-vous sérieusement ;
    Faîtes un plan : une des méthodes consiste dans le découpage de votre futur roman en chapitres décrits à la façon de scènes de théâtre ;
    Ne demandez pas l’avis de vos proches : ils vont vous mentir pour vous encourager, mais ce n’est pas une bonne idée.

    Exemple pour la création du plan d’un roman

    Ecrire l’idée de base de votre roman : Une serveuse de bar découvre qu’elle a servit à ses clients par accident, une boisson qui donne l’éternelle jeunesse et décide de les tuer pour rester la seule immortelle (Heeeeere we aaaaaare ! pardon :p ).

    Une fois l’idée écrite, développez chaque mot : Une serveuse (nom, prénom, taille, poids, caractère, qualités, défauts, etc.) de bar (bar à thème ? Situé où ? Qui est le patron ? Comment la serveuse a-t-elle été embauché ?) découvre qu’elle a servit à ses clients par accident (revoit-elle des clients au bout de dix ans qui n’ont pas changés ? ), une boisson qui donne l’éternelle jeunesse (D’où vient-elle ? Comment s’est-elle retrouvée dans ce bar ?) et décide de les tuer pour rester la seule immortelle (comment les retrouvent-elle ? comment les tuent-elles ? que sont-ils devenus après avoir bu la boisson ?).

    Voilà c’est parti… à vous la suite ! (faites moi signe si vous développez celle-là 😉 )

    Même si internet est une réserve inépuisable d’inspiration et de conférences multiples sur le sujet (je vous en ai d’ailleurs déjà mis un paquet ici… merci qui ?), vous pourriez souhaitez un accompagnement plus personnalisé.

    Des auteur.e.s ont décidé de créer des vidéos pour vous aider sur certains sujets ainsi que des formations (attention à ne pas payer n’importe quoi non plus 😉 ) :
    – Samantha Bailly samantha-bailly.com et sa chaîne Youtube ;

    – Rebecca Monnery devenir écrivain et sa chaîne Youtube ;

    Le style

    Style d'écritureLà c’est surtout une question de talent. Une bonne connaissance de la langue française est requise… si vous souhaitez écrire en français. Autrement de bonnes connaissances en suédois seront pour vous incontournables si vous voulez écrire des notices de meubles.

    Ah oui sinon le talent, c’est quoi ? C’est un « truc » qui fait de vos écrits une drogue pour le cerveau des autres. Une façon d’écrire qui fera sauter les repas à vos lecteurs ou qui les obligera à acheter des protections urinaires.
    Cela dit, si on a pas de talent mais que l’histoire intéresse 4 ou 5 potes, ça doit pouvoir passer, le Goncourt a été créé pour çà 🙂

    Le style cela dit se travaille, se développe grâce à des règles, que l’on pourra transgresser par la suite… avec style.
    Figure de style

    Fouillez également sur les portails de Wikipedia, très complets n’en déplaisent aux aficionados du Petit Larousse
    le portail linguistique ;
    le portail littérature.

    Ecrire c’est aussi respecter la langue Française, que cela soit dans la bonne pratique de la ponctuation ou l’utilisation des règles typographiques (dont la ponctuation fait partie d’ailleurs) :
    – La conjugaison ;
    La ponctuation ;
    Règles typographiques.

    La relecture

    Dans le terme « relecture », j’englobe plusieurs choses.
    Tout d’abord nous ne sommes pas égaux devant maître Capello (paix à son âme), dieu du verbiage francophone s’il en est. Il faut donc être sûr que l’orthographe et la grammaire ne feront pas faire demi-tour à vos fans. Bien sûr il est toujours possible de proposer la tâche à des ami(e)s (6 ou 7 pour être sûr de ne rien laissez passer) et vous les en remercierez chaudement de ma part, mais… n’étant pas demandeurs, il est probable que la plupart n’irons pas au bout de la tâche ou que malgré toute la bonne volonté du monde ils n’apprécient finalement pas votre histoire. La motivation ayant fait long feu, la relecture sera plus ardue.

    Je n’ai trouvé qu’un seul site capable de vous aider dans cette tâche : www.avantdepublier.com. Des lecteurs sont déjà inscrits et attendent votre oeuvre. Ce site permet à l’auteur de gagner de l’argent tout en se faisant évaluer. Le monde à l’envers ! (attention cependant car c’est un service payant. Pas cher mais payant).

    Sinon il vous reste les réseaux sociaux dédiés (je pense notamment à certains groupes facebook) et leurs membres qui accepteront certainement de vous donner un peu de leur temps.
    Promouvoir les écrivains de demain ;
    Nouveaux écrivains ;
    Ecrivains.

    La couverture

    La couverture n’en déplaise aux puristes est la carrosserie de votre toute nouvelle voiture. Si la couverture n’est pas attrayante, votre ouvrage se vendra moins bien… c’est pas juste mais c’est comme ça.

    Vous avez donc 2 choix :
    – vous êtes ou avez des ami(e)s graphistes ou photographes et vous aurez la couverture de vos rêves (je suis également capable de créer votre couverture, contactez-moi pour en discuter) ;
    – vous êtes… une quiche et vous n’aurez pas d’image. Bon j’exagère, il y a toujours moyen d’avoir une belle image gratuite qui donne une bonne idée de votre histoire, mais si rien ne vous convenait vous pourriez toujours vous rabattre sur une couverture simple de type Goncourt. C’est passe partout et ça mange pas de pain.

    bookcoverarchive.com ;
    recherche sur Google images avec les mots clés couverture de livres ;
    Blue Vertigo.

    Le temps

    On doit pouvoir se dégager du temps pour écrire c’est une vraie condition. Mais le temps on en a tous plus ou moins surtout si on est pas directeur de publication d’un magazine disons au hasard… d’arts martiaux 😉
    On peut à la rigueur écrire dans les transports en commun, surtout si on fait Rambouillet > Paris > Rambouillet ou en voiture suivant qu’on est bloqué dans les embouteillages par palier de 10 mn.

    Je ne sais, en fait, pas comment gérer ce temps d’écriture pour la simple et bonne raison que je n’ai pas terminé le 1/4h de mon prochain roman. Tout ce que je peux vous dire, c’est que la théorie voudrait que vous vous bloquiez au moins 1h par jour, sans remettre une seule journée, car ce sera une journée loupée, puis deux, trois, etc. et votre oeuvre n’avancera pas.

    La diffusion

    Rayonnage de livresLà ou on pourrait trouver l’obstacle infranchissable… en fait non.

    Vouloir être publier et vouloir être connu sont deux choses différentes. Ici, je vous donne quelques clés pour être publié mais être connu c’est votre problème d’artiste talentueux qui devra acheter une paire de lunettes noires pour sortir le chien.

    De nos jours donc, il n’est plus obligatoire de passer par un éditeur, soucieux de rentabiliser un investissement. Internet permet de s’affranchir de cette étape et de s’auto-publier sans débourser le moindre kopec (et pour cause, en France c’est l’euro la monnaie, enfin jusqu’à ce que… bref c’est pas le sujet)

    Le principe des sites qui permettent l’auto édition est de vous laisser construire votre ouvrage de A à Z :
    – l’idée ;
    – la rédaction ;
    – la réalisation de la maquette du livre ;
    … et de mettre ensuite à votre disposition les moyens techniques permettant de diffuser votre oeuvre, de la mettre en vente directement. Vous ne paierez aucun frais d’inscription et n’aurez nul besoin d’acheter un stock difficile à vendre. La rétribution du site se faisant sur chacune des ventes qui sera effectuée.

    Les sites permettant l’auto publication sont :
    www.lulu.com
    thebookedition.com
    www.unibook.com
    www.bod.fr
    www.bookelis.com

    Thierry Crouzet rédige un « petit » comparatif intéressant entre certaines de ces plateformes d’auto-publication : Auto publication, arnaques.

    On pourra également tenter d’être sponsorisé par des lecteurs (nous ne sommes plus là dans la relecture mais dans le plébiscite) en passant par des sites comme My Major Company Books. Une fois la somme minimum fixée atteinte vous êtes publié.

    Facebook, encore lui, peut aussi vous aider grâce à des groupes comme Les petites maisons d’éditions qui mettent en relation les auteurs et certaines maisons d’édition.

    Les prix littéraires

    Etre publier c’est une chose, mais être connu en est une autre, c’est ce que je disais plus haut. Ok mais comment augmenter sa renommée ?
    En participant à des concours de nouvelles et des prix littéraires :
    www.prix-litteraires.net
    Prix littéraires
    Concours littéraires

    Pour une liste des concours de nouvelles c’est plus compliqué, je vous encourage à vous rapprocher de votre commune. Certains prix sont organisés pour les étudiants comme le concours du CNOUS par exemple :
    www.cnous.fr

    Pour terminer sur l’augmentation de la renommée on pourra également « laisser traîner » quelques ouvrages dans le métro, ou dans une administration, pourquoi pas dans les bacs des libraires (ça s’appelle du dépot sauvage je crois).

    Ca gagne combien un écrivain ?

    Ah oui, on peut aussi aborder cette problématique car un écrivain doit manger, payer son loyer, et soutenir sa famille… parfois. Il se trouve que c’est totalement variable.
    – Est-ce votre premier écrit ?
    – Votre nom est-il connu ?
    – votre dernier roman s’est-il bien vendu ?
    – vos romans font-ils polémiques ?
    – quel éditeur avez-vous choisi ?
    – cet éditeur est-il connu ?
    – cet éditeur a-t-il fait votre promo convenablement ?
    Toutes ces questions feront donc varier votre rémunération d’écrivain.

    En 2010, l’Express (3) nous faisait part de l’expérience de Marie Billetdoux qui pour un ouvrage de 1997 avait reçu une avance de 325.000 Fr (environ 50.000 Eur), mais que l’année précédente elle n’avait touché moins de 9.000 Fr (environ 1.300 Eur).

    En France (à cette époque… et il y a peu de chance pour que ça ai changé), le contrat-type prévoit que l’auteur touche 8 % de droits jusqu’à 10.000 exemplaires vendus, 10 % entre 10.001 et 20.000, 12 % au-delà. Il existe des variantes, avec des répartitions 10/12/14 ou des seuils fixés à 5.000 et 10.000 exemplaires. Cela représente donc, pour un livre vendu 20 euros, entre 1,60 et 2,40 euros par exemplaire pour l’auteur.

    Mais combien d’exemplaires pouvez-vous espérer vendre, VOUS ?
    Stoni (4) écrivain/blogueur avance quelques chiffres :
    – 50 % de chances de vendre moins de 300 exemplaires,
    – 90 % de chances de vendre moins de 1 000 exemplaires,
    – 1 % de chances de vendre plus de 2 000 exemplaires.

    Si cela peut vous consoler, même les stars peuvent avoir des difficultés à vendre. Voici quelques flops de l’année 2011 listé par les éditions Humanis (5) :
    – Luc Chatel & Jean-Pierre Chevènement, Le Monde qu’on leur prépare, 931 ventes,
    – Noël Mamère, La Malédiction des justes, 362 ventes,
    – Christine Boutin & René Frydman, Les Nouvelles Familles, 261 ventes

    Bernard Lahire, professeur à l’Ecole normale supérieure de Lyon et auteur de « La Condition littéraire. La double vie des écrivains » explique la réalité de l’écrivain

    Sites en vrac utilisés pour mes recherches
    Combien gagne un auteur ?
    Ce que gagnent les écrivains
    devenir-ecrivain.com
    www.syl.vlana.fr
    www.auto-edition.com
    le portail Wikipedia de l’édition
    www.sin.fr
    www.lepublieur.com
    Google Livres

    Site à découvrir sur le même thème (liste que j’étofferai au fur et à mesure)
    A propos d’écriture

    Sources

    1 – 10 conseils pour écrire un roman
    2 – La boite à outils de l’écrivain
    3 – Combien gagne un écrivain
    4 – Parlons fric (ou : combien gagne un auteur ? Sur quel tirage ? etc.)
    5 – Combien d’exemplaires pouvez-vous espérer vendre ?
    6 – Les 10 meilleurs applications Androïd de Mindmapping
    Crédit photo : Anthony Rojo

  • La Terre vue de l’espace

    La Terre vue de l’espace

    Ami lecteur, garde à l’esprit que tous les chiffres cités sont exacts

    Bonjour mesdames et messieurs, le capitaine vous souhaite la bienvenue à bord du « Terre », le premier vaisseau spatial de transport de masse.
    La planète Terre est notre vaisseauNous voyageons actuellement à travers l’espace (suite…)

  • En retard en retard, je suis en retard

    En retard en retard, je suis en retard

    Le temps se fige sous la neige, non ? ... ah non !Le temps passe et file, se défile et empile
    Derrière nous les secondes, minutes, heures et années
    Que nous ne voyons pas, ombres fugaces, preuves de passage
    Jusqu’à nous rappeler son existence sournoise, un jour
    Qu’il est bien présent, et sans trépassé passe pour devenir futur
    Alors sans plus cette protection éphémère d’une pensée de soi qui ne colle pas
    Notre humanité s’aigrit, se racornit sans répit
    Jusqu’à s’éloigner de la réalité construite par nos soins
    Et trop occupé à oublier nos rêves pour courir derrière nos fantasmes
    On se retourne
    Si j’avais osé, j’aurais…
    RIP

  • Jeu d’esprit

    Jeu d’esprit

    Pour ne pas faire mentir ma baseline (la création sous toutes ses formes), il faut aussi que je vous fasse part de mes tentatives d’écritures qui furent nombreuses.

    « Jeu d’esprit » est mon premier essai (sous le pseudo de Forge) de participation à un concours littéraire (qui n’a rien donné d’ailleurs… snif) qui eu lieu en juillet 2004 : le prix littéraire Alain Decaux de la francophonie.

    « La réussite de l’être humain est due en partie à sa faculté d’utiliser les informations qu’il mémorise. »

    Cela faisait des mois que Marc réfléchissait. Des jours que sa planche à dessin le narguait. Et là, maintenant à court d’idées, il ne lui restait que ses croyances pour l’aider. L’une d’elle prenait appui sur la connaissance de soi : l’auto-hypnose. Elle lui servait à plonger au fin fond de lui même pour en sortir les créations les plus folles. C’était bien souvent la règle numéro un de cette méthode d’autosuggestion, qui l’aidait le plus : l’idée du mouvement créée le mouvement. Malheureusement jusque là ça n’avait rien donné.

    La tête entre les mains il cherchait l’idée… se concentrait sur LE moyen, le seul qui ferait de cette invention, une révolution pour l’homme. Leonardo, au 16ème siècle s’y était déjà essayé sans grand succès et depuis, des milliers d’hommes étaient morts pour ce rêve avec toujours ce même constat : une structure encombrante et l’obligation de partir des hauteurs, et ça… ça le rendait furieux.

    – (Téléphone) La première sonnerie ne reteint pas du tout son attention.
    – (Téléphone) A la deuxième, il émergea de ses pensées et (Téléph…) décrocha d’un geste lourd, tandis que la voix de son ami d’enfance le hélait.
    – « Marco ? Salut c’est Fred. Je crois que j’ai trouvé la solution », dit-il enthousiaste. « Rejoins moi sur la falaise, je te ferais une démo. »
    – « Ecoute, je n’ai pas trop envie. Tu sais, tous sont partis d’en haut, et ton rendez-vous sur la falaise va dans le même sens, je me trompe ? Pourquoi la « Pointe de l’ Epée » et pas le champ du vieux Gérard, en plaine ? »
    – « Eh bien, c’est sans doute perfectible » dit Fred hésitant, « mais je veux assurer le coup. Allez vieux, fais moi plaisir et sors de ton grenier ».
    – (Raccroche)

    Marc était renfrogné. Quant on lui forçait la main, ça le braquait mais Fred avait l’air bien avancé dans ses travaux et la curiosité fût la plus forte. Il ne lui fallut que quelques minutes pour boucler son appartement et se mettre en route.

    Le chemin qu’il avait à faire jusqu’à la falaise n’était pas très long et il lui fallut peu de temps pour atteindre cette curiosité locale qu’était la « Pointe de l’ Epée ». Ponton naturel, cette embarcadère de rochers dominée la mer de plus de 200 pieds, fendant les vagues sur plus de 150. Fred, qui l’avait toujours suivi dans ses projets même les plus hasardeux, avait choisi cet endroit pour effectuer sa démonstration. Il avait d’ailleurs chaussé son attirail en l’attendant.

    – « Je suis prêt amigo, dit-il en écartant les mains, dévoilant ainsi les toiles qu’il s’était cousu sous les bras. Je vais t’en mettre plein la vue » s’écria-t-il en courant vers la mer. Et avant que Marc n’ait le temps d’ajouter quoi que se soit, son acolyte bondit de la Pointe comme d’un plongeoir.

    Il s’élança en écartant les bras. Le vent s’engouffra dans la toile tendue et emporta le jeune aventurier. Le tissu se gonfla, lui dessinant deux omoplates géantes dans le dos, tout en le portant vers le haut… il volait. Mais la puissance des forces de la nature surpris Fred. Il perdit le contrôle de sa combinaison d’homme volant et vrilla sur le côté, se retournant comme une plume dans un courant d’air.

    Marc continuait d’observer la scène anxieux. La toile se déchira soudain. Un bruit dont la signification n’échappa à aucun des deux compères dont les regards se croisèrent une fraction de seconde. Compréhension instantanée de l’horrible suite des évènements : l’homme oiseau venait de perdre ses ailes.
    Les tourbillons aériens le jetèrent contre la paroi rocheuse. Le bruit de l’impact fût à peine audible, couvert qu’il était par le rugissement des vagues s’échouant contre l’Epée. La chute chaotique du corps se poursuivit et se termina sur les récifs, fixés du haut par son ami, sous le choc.

    Ce dernier était horrifié, car il avait sous les yeux la dépouille sanglante de son ami. Sa tête était dans une position qui ne laissait aucun doute sur l’état de Fred. Tout avait été si vite qu’il n’avait rien pu tenter. Les larmes lui coulaient à présent le long des joues. Sa vue se brouillait. Il avait le coeur serré.

    Mais d’un coup, se souvenant de ces séances d’autohypnose tout devenait clair, limpide, évident… c’était si simple.

    – « Monsieur Da Vinci n’aurai jamais réussi », se dit-il, « et toi non plus mon pauvre Fred, car l’idée du mouvement créé le mouvement. Seul l’esprit peut atteindre le rêve. »

    Il laissa sécher sa tristesse au vent du large, ferma les yeux et au bord de la falaise, cette Pointe de l’Epée qui s’était avérée meurtrière, ses pieds quittèrent le sol sans un mouvement, pour ne plus jamais s’y poser.