La Fédération Française de Tennis vient de dévoiler son nouveau logotype. Et l’image de cette fédération sportive en avait bien besoin. En effet son logo datant de 1992 devait être rajeuni. Un vent, que dis-je une rafale de modernité s’est donc abattu sur son look.
« À l’origine de ce changement, la volonté forte d’incarner un sport attractif et accessible à tous et la nécessité de donner plus de visibilité aux actions de la fédération. » Jean Gachassin lors de la présentation dans les locaux de Roland Garros ce mercredi
Les valeurs du tennis que sont l’éthique, le respect, le dépassement de soi, le dynamisme et l’émotion, portées par les licenciés (un peu plus d’un million en France) sont d’après les dirigeants, respectés au travers de cette nouvelle identité graphique.
Les couleurs
Le logo passe d’un triptyque coloré de Bleu, Noir et Rouge affiché par l’ancien logo de la FFT, aux deux couleurs Blanc et Ocre bien connues des habitués de la terre battue. Avec cette image moderne, sans fioriture d’aucune sorte, nous sommes d’ors et déjà dans le tennis, sur le terrain, même si la fédération souhaite avec ce visuel rassembler toutes les disciplines sportives tournant autour des jeux de raquettes comme le beach tennis ou le padel.
La police de caractères
Une police sans-serif, forte dont les N ont gardés la souplesse du geste sportif et mettant en avant le nom du sport plutôt que l’ensemble de l’organisation, qui passe donc au second plan.
Pour ou contre
Parce qu’on peut toujours critiquer (et que c’est également un excellent exercice pour progresser) voici mon avis… qui n’intéressera que moi, mais ça me fait plaisir.
Les plus
Contrairement à l’ancien logo, et comme je viens de le dire plus haut, ce logo parle de lui-même sur ce que propose la fédération… du tennis. Non parce que c’est écrit dessus, mais parce que les couleurs, la forme et le placement des éléments annonce la couleur : « Ici, on fait du tennis ! »
Les moins
Je ne regrette qu’une chose dans ce nouveau logo c’est le découpage du mot tennis – TEN – NIS – qui ne dit pas grand chose. Même si nous sommes dans l’hexagone, cette scission pourrait perturber les anglophones, ten voulant dire 10 en anglais… et je ne vois pas le rapport (mais je n’ai peut-être pas tous les éléments). Cela dit, je peux tout de même comprendre la difficulté de cette césure.
Pour résumé, bien joué !
L’agence Leroy Tremblot
Leroy Tremblot est l’agence qui a été choisi pour la refonte de l’identité visuelle. Elle est connue pour son travail sur le logo de la Fédération Française de Football et pour celui plus récent, du Comité Olympique Sportif Français. J’ai personnellement été impressioné par leur travail sur le logo utilisé pour les 24h du Mans.
Le gif animé est une technique permettant d’animer une image sans passer par la création d’une vidéo, ce qui peu parfois être lourd, tant vis à vis du temps de travail que du poids numérique du fichier.
Pour apprendre à les créer, je vous renvoi vers mon article « Donnez vie à vos photos : les bases du gif animé ».
Certains artistes donc se sont appropriés ce type d’expression pour des rendus parfois, très… expérimentaux.
Voici une sélection de ces artistes à découvrir pour leur travail, ou pour l’inspiration.
Le collectif japonais Rrrrrrrroll, un groupement de gif makers, a axé son travail sur les rotations : de personnage ou d’objet.
Parfois ça fait très… poltergeist !
ABVH est un minutieux du gif animé. Il anime en effet de véritables fresques qui n’ont pas été pensées pour ça.
Ici par exemple, la représentation de l’origine du Disque Monde imaginé par l’écrivain anglais Terry Pratchett.
Le gif animé a également permis à Erdal Inci d’exprimer son idée du clonage. Ci-dessous un exemple de ces travaux.
Romain Laurent est photographe et j’adore particulièrement son travail mêlant la photo et l’animation. Les personnages figés dans le temps reste mobile dans l’espace et c’est… beau et foutrement bien foutu.
David Szakaly vous enfonce les yeux dans leurs orbites jusqu’au cerveau et vous retourne le tout par l’intérieur. En tout cas, c’est que j’ai ressenti en voyant un de ces gif animé.
2 barres blanches au milieu de votre image et vous obtenez un gif animé en relief… sans lunettes. Enorme non ?
Il est des campagnes de prévention qui ont un peu de gueule.
Celle-ci date certes de 2006, mais en plus d’est très bien illustrée, elle ose l’humour décalée. La communication a-t-elle fait son office ? A-t-elle atteint son public ? Comme il est toujours difficile de connaître l’impact de ce genre de campagne, on va se contenter de la redécouvrir.
L’agence responsable de la réalisation était TBWA\Paris, le directeur de création qui supervisa l’opération n’est autre que Erik Vervroegen une pointure du monde de la publicité qui transita à San Francisco en 2011 chez Goodby. L’illustrateur en charge de la réalisation graphique est AISKone.
Marcello Barenghi est un illustrateur qui ne manque pas de technique. Son truc c’est de dessiner des objets usuels de façon photo réaliste. C’est à dire qu’une fois son travail terminé, vous ne savez pas si ce que vous regardez est un dessin ou l’objet lui-même.
Sur sa chaîne Youtube, il diffuse ses travaux en time lapse (accéléré). Régalez-vous, c’est cadeau. Retrouvez ses profils communautaire en fin d’article.
Plusieurs jours de travail pour ce rendu final de Feux d’artifices lunaire : « Lunar Fireworks ».
Parti d’une photo faite dans l’estuaire de la Gironde j’ai tout d’abord pensé habiller le ciel de circonvolutions, laissant une grande place à la photo en elle-même. Puis les graphismes s’accumulant, j’ai finalement laissé disparaître la photo au profit de la vectorisation du décor.
Contrairement à ce quel’on aurait pu vouloir pour de la vectorisation, j’ai pour ma part utilisé Photoshop au lieu d’Illustrator.
D’abord parce que c’est l’outil que je maîtrise le mieux, mais surtout parce que comme je le disais plus haut, je n’étais pas censé éliminer la photo.
J’ai réalisé l’ensemble de ce « tableau » au trackpad sur un ordi portable posé sur les genoux, non par challenge, mais pour occuper mon temps lors de ma présence dans des salons de créateurs en tant qu’assistant exposant avec Mouton Frileux.
J’ai souhaité donner vie à cette création en y ajoutant des personnages simples mais âgés et sexués, placés dans l’axe de la photo tandis que le cadrage est incliné diffusant ce message : « Quelque soit la réalité devant laquelle nous nous trouvons, nous resterons droit dans nos bottes pour que notre monde ne s’en trouve pas déséquilibré. »
Depuis quelques temps maintenant j’essaie d’accompagner certains organisateurs d’évènements martiaux dans le cadre de mon magazine Masterfight.
Pour ce faire, je créé des images que l’on pourrait appeler « affiches » sauf qu’elles n’avaient pas pour vocation d’être imprimées mais d’être partageable facilement sur les réseau sociaux.
Galerie
Ma première tentative était une tentative de sortir des sentiers battus en matière de stage d’arts martiaux. Pas de couleurs dominantes mais des zones plus ou moins floues et plus ou moins claires afin de permettre certaines mises en avant.
Assez réussie dans l’ensemble, on peut malgré tout lui reprocher un manque de lisibilité sur certains textes.
Ici j’ai joué sur les couleurs de la photos à forte tendance noir et blanc pour poser une large bande noire. Elle permet d’écrire tout ce qu’il y avait à écrire… juste efficace.
Dans le cas présent j’ai tenté une version « 1e de couv ». Une couverture de livre que j’ai voulu avec un fond discret afin de faire ressortir les personnes détourées. J’ai ajouté quelques fioritures décorations afin de symboliser les « forces » mises en oeuvres dans cette discipline quelques peu confidentielle.
Retour à mes fondamentaux avec cette affiche de stage. La large bande bande noire refait son apparition… je sais, c’était facile. Cela dit comme ça avait bien fonctionné la première fois et que la cible n’était pas la même, ça ne posait pas de soucis.
Pour cette dernière, j’avais un superbe sujet de la photographe Hélène Rasse.
J’ai pu tenter de jouer « la classe » en commençant par recadrer la photo originale, puis par le jeu des contrastes faire ressortir le caractère du personnage. Ensuite pour poser les infos, j’ai d’abord ajouté une sorte de marque page que j’ai été dans l’obligation d’allonger sur l’ensemble de l’image (trop d’infos). Au final le rendu est très sympa en étant vraiment différent de ce que l’on peut trouver ailleurs. Content.
C’est après un éclair, la foudre, un raz de marée, que dis-je un tremblement de terre… que submergé par les énergies terrestre je me suis jeté sur mon PC pour vous concocter un visuel qui tue… et vous savez quoi ? pourquoi pas le coller sur un tee shirt !
« Pixel » est l’abréviation de « Picture Element » soit Elément d’Image en français)
C’est la plus petite partie graphique que peut afficher un écran (même très cher). Avec cette particule, on affiche du texte (Baudelaire, Desproges ou moi… c’est mon site je fais ce que je veux), des photos ou des images ou même des films (y compris des navets puisque le pixel est politiquement correct et ne fait pas de discrimination).
Qu’est-ce que le Pixel Art
Vous connaissez certainement Habbo Hotel, ce phénomène internet (inscription gratuite, options payantes). Et bien c’est entièrement réalisée en Pixel Art. Vous trouverez à ce propos une des plus grosses concentrations de fans francophones sur le forum Habbo Studio.
Ze Blog 2 La Tribu nous rappelle que le style est né dans les années 80 avec les demoMakers. Ces assoiffés d’informatique, faisait du graphisme avec des lignes de codes, sans logiciels de créations graphiques sur les premières consoles type Atari ST (j’en ai eu une avec Deluxe Paint… Raaaah nostalgie) ou Amiga.
Pas besoin pour commencer, d’être un graphiste hors pair, et encore moins de posséder un super logiciel puisque Paint suffit.
En revanche, il va vous falloir une sacré dose de patience pour sortir un résultat un peu sympa… c’est très long.
Les puristes ne font pas entrer toutes les oeuvres dans le cercle du pixel art, à cause du fait que certains artistes font appel à d’autres outils que le crayon comme les outils de dégradés par exemple. C’est certes plus rapide, mais ce n’est plus du pixel art. Le dégradé doit être fait à la main, pixel par pixel. Ce sont des malades je vous dis.
Pour une fois j’ai testé le thème de l’article.
Voilà ce que ça donne après quelques heures de travail. Pour mon test j’ai utilisé un des monuments historique (le Beffroi) de la ville ou je réside, j’ai nommé Lille (mais si vous connaissez, c’est pas loin de Bergues 😀 ).
On peut voir que c’est long, pas flagrant de réussite au début (j’ai commencé par me gourrer d’angle de perspective), mais le résultat peut payer (graphiquement je veux dire).
Alors donc pour arriver à vous y mettre ou à progresser, il faut commencer par des petits didacticiels (je vous rappelle au passage que « tutorial » est un terme anglais)
Les didacticiels pour faire du pixel art
Photoshop magazine nous propose les bases. Octopussy world nous présente la chose de manière simple et suffisamment détaillée. Nasc Impact nous propose une suite de didacticiels sur la 3D isométrique utilisée en pixel art et la création de la petite maison qui va bien… entre autres choses. Le site du zéro s’étend un peu et parle de sculpture et de texture.
L’excellent forum de créateurs, fous du pixel, et adorateurs du crayon c’est Retro Pixel. Fort de plus de 650 membres au moment ou j’écris ces lignes (je suis le 680ème), Frimouss, le webmaster, met à votre disposition plusieurs didacticiels mais surtout, il vous donne accès l’aide précieuse d’habitués de « la chose ponctuelle ». Si on prends en compte le fait que vous aurez aussi accès à la galerie des membres, c’est un endroit incontournable pour celui ou celle qui souhaiterait apprendre.
Habbo-studio est un autre forum ou vous pourrez également apprendre en rencontrant des fans du site Habbo Hotel.
Pour donner du volume, certains (dont H5, un collectif de graphistes) ont couplé le pixel art avec de la 3d (pour les personnages et les véhicules) et ça donne la pub pour Areva (j’aime pas le nucléaire mais il faut avouer qu’ils ont de l’argent pour leur communication.).
Je dis que c’est du pixel art à cause de la perspective isométrique (typique du pixel art) des bâtiments et du look général, mais la résolution de la pub ne me permet pas de l’assurer.
Les Dollz
Une fois la main dans le pixel art, vous allez vous rendre compte que ça ne consiste pas qu’en fabrication de maison et de personnages de type « playmobil ». Le pixel art c’est aussi les Dollz.
Personnellement je ne suis pas je suis super fan (mon regard a changé depuis l’écriture de cet article). Certains artistes originaux nous montrent le côté féminin de M. Pixel et je reste conscient du travail que représentent ces poupées virtuelles, comme nous le montre Ulis dans son espace Deviant Art ou Emilie comme nous le montre la « photo de famille » ci-dessus.
Photoshop magazine nous propose d’en créer une rien qu’à nous… suivez le guide.
Il existe aussi des Dollz dont le corps a déjà été créer et qu’il ne vous reste plus qu’à habiller vous-même. Pixel, Sweet and Sassy ou encore Doll Crazy, à vous de trouver les vôtres.
Vous n’avez pas de vrai talents pour les créer ? Tournez-vous vers les « Doll Makers » comme l’excellent Elouai ou encore Rommie, Special Dollz ou le plus facile à utiliser sur ceux que j’ai testé Doll Builder.
Les pixel’Artistes en vrac
Comme dans tout art qui se respecte il existe des dieux et déesses vivants du Pixel Art.
Pour faire dans le pixel art, il faut des outils. Et tous les logiciels qui donnent accès à : un crayon et une gomme de la taille d’1 pixel vous permettent de faire du pixel art. Cela dit, certains logiciels y sont plus dédiés que les autres.
MSPaint (pour windows) est le logiciel qu’il vous faut pour vous lancer de par sa simplicité, mais vous arriverez très rapidement à lui faire mordre la poussière. Il reste malgré tout LE logiciel de l’artiste du pixel.
Je ne connais pas Pixen (pour Mac), mais il semble que ce serait son homologue sur les machines dotées du pommier de Job.
Paint.net et GraphicsGale pourraient être d’excellents outsiders pour vos folles créations.
On m’a aussi parlé de Photofiltre, un shareware qui semble, même dans sa version gratuite, adapté au sujet.
Photoshop permettant graphiquement de faire tout et n’importe quoi il convient aussi au pixel art, mais c’est un char d’assaut pour attraper des mouches (notamment par le prix). The Gimp semble l’alternative au mastodonte d’Adobe de par sa gratuité, tout en gardant les outils utilisés chez son concurrent payant.
Un dernier paragraphe pour parler au linuxien de Kolourpaint qui reprend tous les ingrédients d’un bon outil pour travailler le « point numérique ».
Voilà. J’ai parlé d’à peu près tout. Pour le reste c’est à vous de voir.
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici une vidéo accélérée d’un travail très bien réalisé :
Nota Bene :
Je ne traite pas ici des X-Faces car ce ne sont pas de véritables oeuvres du Pixel Art. En effet les images rendues sont le fait d’un logiciel et non d’un artiste.
Et comme d’habitude, si vous avez des suggestions pour développer le sujet ou des questions pour vous lancer dans vos premières créations, faites le savoir dans les commentaires.
Mise à jour du 7 mai 2008 : Le magazine online Smashing Magazine nous donne à lire un article long comme le bras, sur le pixel art « non-francophone ». Un liste magnifique de travaux plus étonnant les uns que les autres : Polyfonken, Pixel City, Fool, etc.
Smashing nous rappelle aussi que le pixel art est présent également dans notre vie de tous les jours, notamment dans le design et la broderie.
Quand l’ANPE décide de donner plus de visibilité à son site internet, c’est Guillaume Plantevin qui s’y colle.
L’Agence National Pour l’Emploi lance, depuis le 3 mars, une campagne publicitaire. Vous l’avez certainement déjà rencontrer au détour d’un abri-bus.
Grâce à sa maitrise du pixel, le plus petit point affichable sur un écran, M. Plantevin donne une grandeur et un foisonnement aux affiches de la société… une excellente manière de démontrer la masse impressionnante de CV et d’offres d’emploi gérés. Son travail, comme le travail de tout artiste du pixel art, m’impressionne au plus haut point eu égard à la somme de précision qu’il faut pour arriver à obtenir un rendu comme celui de cette affiche.