Y a-t-il un rapport entre un marathon et un parcours de formation ?

Photo au départ du marathon du Louvre 2025

Dimanche dernier, je franchissais la ligne d’arrivée du marathon du Louvre après 5h12 de course à pied.

J’obtenais là mon 2e diplôme de marathonien (tiens, ça commence à matcher avec la formation).

Mais arriver, ce n’est pas la seule victoire – et surtout, ça ne se fait pas juste en décidant de prendre le départ 6 mois plus tôt, tout comme payer une formation ne garantit pas non plus le diplôme à l’arrivée.

Il y a évidemment tout un chemin à parcourir avant de prendre ce départ, ou avant d’obtenir ce diplôme.

Pratiquant et enseignant d’arts martiaux pendant près de 20 ans, coureur amateur sur semi depuis plusieurs années, je partais avec une solide expérience de mon corps et de la course pour cet objectif.

Bien sûr, on peut courir ou suivre une formation sans avoir les bases. C’est plus difficile (parce qu’on part de zéro), mais c’est possible.

Pendant la course, j’ai couru avec des participants qui avaient peu d’expérience… et qui sont arrivés. Et j’en ai croisé qui n’ont pas franchi la ligne. La différence ?
Moins d’entraînement = peu de chance d’aller au bout.

Vous choisissez une formation en espérant que son programme (et ses formateurs) vous mène au diplôme : cursus sur 1 an, 2 ans ou plus, avec des cours spécifiques, etc. tout comme j’ai choisi mon plan d’entraînement de 12 semaines, avec 3 séances hebdomadaires au sein desquelles il y aura du fractionné, des sorties longues, etc. Le tout pour espérer atteindre l’arrivée, donc le diplôme.

Mais alors… que se passe-t-il pendant les entraînements, ou les cours ?
On suit les recommandations du coach, ou du formateur, on sue à grosses gouttes en essayant de faire ce qu’il demande, et on termine avec mal aux jambes… ou à la tête 😉.

Mais est-ce qu’entraîner son corps suffit à finir un marathon ?
Est-ce que suivre les cours suffit à obtenir un diplôme ?
Pour le marathon : certainement pas.
Pour la formation : tout le monde n’y arrivera pas.

En dehors des entraînements, il faut aussi gérer : l’alimentation, le sommeil, l’hydratation, la récupération et son matériel (les bonnes chaussures, le t-shirt et le short qui n’irriteront pas, etc.).

En formation, c’est pareil : vous devez nourrir votre apprentissage.
Lire de la documentation, des articles. Rencontrer des professionnels. Observer le monde professionnel que vous souhaitez intégrer. Vous intéresser… et pratiquer (quand c’est possible).

Parce que VOUS avez décidé de devenir professionnel, alors VOUS devez faire plus que suivre. Vous devez vous approprier ces nouvelles compétences que les formateurs vont vous transmettre. Creuser la technique. Explorer les nouveautés, etc.

Sinon ?
Vous sortez de votre cursus avec les mêmes compétences que les autres. Et qu’est-ce qui fera votre différence sur le marché du travail ? Votre personnalité ? Sans aucun doute. Mais suffira-t-elle ?

Conclusion course ?
J’ai parcouru la distance en 5h12, au lieu des 4h30 que je visais.
– Parce que je n’ai pas suivi mon plan. J’ai tout donné dans la première moitié, avec le sourire, parce que c’était facile. Forcément, c’était le début.
Résultat : j’ai fait les 21 derniers kms « dans le dur » (ie. dans la souffrance).
– Le renforcement musculaire ne faisait pas parti de mon programme (la flemme plus qu’autre chose).
Résultat : Les quadri et les ischios se sont fait sentir avant le fameux mur du 30e km.

Conclusion formation ?
Suivre des cours, et obtenir le diplôme, ne suffit pas toujours pour devenir professionnel. On peut se mentir à soi-même, mais on finit par le payer. Dans le monde du travail, si vous ne prouvez pas vos compétences dans les semaines qui suivent votre arrivée, vous ne ferez que la période d’essai.

J’étais tellement à bout, que je n’ai même pas mon selfie à l’arrivée. La photo de cet article, c’était le départ, souriant et confiant.

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