Auteur/autrice : Gilles

  • Histoire personnelle de la Gravity Light

    Histoire personnelle de la Gravity Light

    Il y a de cela plusieurs années, j’ai imaginé un horloge comtoise, celle que l’on remonte avec des poids, qui permettait non pas de faire tourner des aiguilles, mais de faire tourner un moteur alimentant une ou des LED.

    La Lampe à Gravité (ou Gravity light) était née.

    Dans mon idée, elle devrait être facile à monter pour être diffuser dans les pays manquant d’énergie (Inde, Afrique, etc.).

    J’en avais parlé à l’époque à plusieurs personnes dont les compétences m’avait permis de comprendre certes la faisabilité, mais surtout le non-sens d’avoir un « truc » qui éclaire pendant moins de 10mn et qui soit gros comme une armoire.


    J’avais en tête cette image on l’ont voit le premier ordinateur gros comme une voiture et à peine capable de faire une addition, et j’ai tout de même essayé de me rapprocher de personnes ayant les compétences pour la réaliser. Mais à chaque fois, je me suis heurté à un : « Laisse tomber, ça n’est pas viable ».

    C’est décourageant !

    J’ai donc laissé passé la paternité de la « Gravity Light » que j’avais en tête depuis toutes ces années d’abord par manque de compétences pour créer le prototype, mais aussi par manque de moyen pour déposer un brevet.

    Le temps a passé et il y a quelques mois, des ingénieurs l’ont produit.
    Je vous avoue que ça fait pester, mais c’est comme ça.
    Ce qui m’embête le plus dans leur développement c’est d’avoir moulé le résultat, de l’avoir enfermé rendant impossible une fabrication plus « personnelle » (c’est pourtant développé dans leur idée comme dans la mienne pour aider les pays en voie de développement).

    Heureusement, d’autres personnes ont perçu le manque de souplesse du produit manufacturé et l’ont développé de façon plus « reproductible ».

    Longue vie à la Gravity Light, longue vie au hacking 🙂

    NB : on me dira sans doute qu’il est facile de s’octroyer une invention après coup, mais je vous assure que cette histoire est vraie. Cela dit, je reste conscient que pendant que je griffonnais sur mes petits bouts de papiers, ailleurs dans le monde, d’autres équipes d’ingénieurs travaillaient déjà sur ce type de projet.

    Ne dit-on pas que lorsqu’une idée est prêt à sortir, elle sort… avec ou sans vous !

  • Et l’homme ne fut pas !

    Et l’homme ne fut pas !

    Éclairée par le soleil levant, une plaine d’herbe verte et lumineuse s’étend devant vous, gonflée par endroits de quelques monticules fleuris. Elle est parcourue des frémissements du vent matinal de cette nouvelle journée. Cette moquette végétale est parsemée de pâquerettes dodelinant de la tête. L’astre du jour dans un ciel bleu sans nuage, darde ses rayons sur vos cheveux blancs et soyeux. Une multitude d’animaux en tout genre gambade joyeusement.

    Debout devant l’entrée de votre grotte, vous regardez ce spectacle frais et bucolique tandis qu’un troupeau de minuscules chevaux sauvages vous passe entre les sandales. Un brachiosaure au loin vous observe, une certaine bienveillance dans le regard, tandis que plusieurs de ses congénères broutent paisiblement les feuilles si délicates de ces arbres qu’ils affectionnent. Des oiseaux multicolores vous saluent de leurs sifflements mélodieux. Oui, vous les comprenez et ils vous remercient tous d’être là, d’exister.

    La brise légère et fraîche caresse vos oreilles. En cette heure matinale, ce souffle léger fait remonter dans votre estime la chaleur tremblotante des torches de l’antre où vous avez élu domicile.

    L’habitat qui semble avoir été creusé et que vous avez choisi pour passer la saison n’est pas très spacieux. Il laisse cependant suffisamment de place pour votre literie douillette et votre espace de création. Vous avez trouvé dans un recoin, la place pour poser votre établi et vos blocs d’argile. Ce dernier lieu se trouve bien sûr loin du vent de l’extérieur, car et c’est primordial, seul votre souffle doit envelopper vos modelages. C’est d’ailleurs un passe-temps si ancré en vous, que sans y penser vraiment vous retrouvez un morceau de cette terre malléable dans vos mains, à subir quelques pressions de vos gestes habiles. Une forme animale vient rapidement remplacer celle, chaotique qui était posée sur l’établi il y a encore quelques secondes.

    Un membre, deux, trois puis quatre. Pourquoi pas un cou et des cheveux… ah mince, vous réalisez que c’est encore un cheval qui se matérialise entre vos doigts. Vous adorez cet animal si gracieux. Mais qu’à cela ne tienne, vous prolongez son torse à la place du cou, puis deux membres supplémentaires de part et d’autres, sans oublier sa tête, son système respiratoire, nerveux, sanguin. Là ! Voilà. Elle est prête. La portant à vos lèvres, vous soufflez avec amour sur cette nouvelle créature.

    Doucement, la matière délicatement travaillée est entourée d’une myriade d’étoiles tandis que des tressaillements la parcourent. Vous posez cette nouvelle créature que vous nommez «Centaure», avec précaution sur le sol. Elle vous observe un instant en inclinant la tête sur le côté, plie une jambe et vous salue d’une révérence avant de s’éloigner en trottant. Elle bat maintenant des mains pour attirer l’attention de ses nouveaux camarades. Le comportement de la créature vous intrigue. Princier et joueur, il s’est mêlé aux autres avec une telle facilité que… et si ?

    Après avoir lissé votre moustache, c’est une autre poignée d’argile que vous malaxez maintenant, et une nouvelle vie s’anime à nouveau. Mais vous n’êtes pas satisfait et les êtres se succèdent : tantôt rampants, tantôt volants mais pas assez… ou trop…

    Puis c’est l’éclair de génie, la pensée qui change tout.

    Un autre morceau de cette terre si spéciale est déjà pétrie entre vos doigts et sous vos actions expertes, elle se transforme en quelques instants. La créature que vous inspire le centaure est d’une forme que vous n’avez encore jamais tentée.

    Ce sera un bipède cette fois. Forme que vous n’aviez tenté que pour les oiseaux jusqu’à présent.

    Vous le définissez comme un lémurien mais avec des yeux plus fins. Vous le dotez d’une peau similaire à celle des dauphins afin qu’il soit à l’aise sur terre et dans l’eau. Cette fois donc, vous privilégiez la station debout. Vous allez aussi essayer de lui donner un peu plus d’esprit que les autres… pour voir. Tout en soufflant doucement sur sa tête, plutôt que sur l’ensemble de son corps, comme pour les autres, vous tentez de lui insuffler une part de votre esprit, mais pas trop. C’est juste pour voir.

    Lorsque le scintillement se dissipe, elle commence à s’animer et une chose vous choque là, tout de suite : elle s’observe elle-même, se détaille de pied en cape. Vous la posez alors au bord de l’établi où elle s’assoit en vous regardant, d’un air amusé.
    – Salut, dit-elle. Tu es qui toi ?

    Surpris par cette interpellation, vos créatures n’ont jamais parlé, vous répondez un peu décontenancé :
    – Je ne sais pas, que veux-tu dire ? Je suis surpris, tu t’exprimes plutôt bien.
    – Ça me ravi de l’entendre je dois dire. Tu fais quoi là ? vous demande-t-elle.
    – Je m’adonne à mon passe-temps favori, le modelage. J’anime de l’argile que je façonne de diverses manières.
    – Suis-je aussi de l’argile ? dit-elle en vous tendant ses mains.
    – Oui.
    – Tu veux dire que c’est à toi que je dois d’exister ? D’être là !
    – Bien sûr, toi et tous les autres. Je vais te montrer, lui dites-vous en saisissant un bout d’argile.

    Tout en la surveillant d’un œil, et plutôt amusé d’avoir quelqu’un à qui parler, vous formez rapidement un oiseau que vous animez. Celui-ci s’envole, déployant ses petites ailes rougeoyantes en vous sifflant ses remerciements.

    Les yeux écarquillés, la petite créature parlante est maintenant debout. Curieusement, elle vous semble un peu plus grande que tout à l’heure. Elle sautille près de vous :
    – Ça a l’air facile, je veux essayer, dit-elle en se rapprochant de vous. Je parie que je fais mieux que toi du premier coup.

    Vous n’avez pas le temps de refuser ou d’écarter les tas de matière première, que la créature extrait un petit morceau de votre « terre de vie » et commence son ouvrage. Vous la laissez faire, curieux de voir le résultat. Elle s’active, tire, tord, malaxe, enfonce, appuie pour obtenir au final une forme… sans forme. Malgré vos protestations et vos conseils, la voilà qui, comme vous, souffle sur sa réalisation comme vous le faites habituellement. L’être qui s’anime ne peut bien évidemment pas se tenir debout car le centre de gravité n’est pas au bon endroit et les points d’appui sont trop différents. Les yeux ne sont pas finis et ses cris sont plaintifs.

    C’est la première fois que vous assistez à ce spectacle et l’attitude de cette « chose monstrueuse » vous attriste. Ces cris résonnent dans toute la grotte. Lorsque son petit créateur la pose sur l’établi, et avant que vous ne réagissiez, la chose claudique, tombe de la table de travail et s’écrase sur le sol. Désarticulée, baignant dans une petite flaque de sang, elle est maintenant entourée de plusieurs de vos créations qui affichent l’étonnement le plus total en vous regardant.

    Étonné, vous l’êtes aussi, car pas un modelage ne prend vie sans que vous ne le sachiez pertinemment viable. Or cette fois-ci, votre dernière création avait elle-même créé une créature, monstrueuse celle-là, et lui avait donné vie sans se soucier de lui fournir les fonctions vitales de base. Une créature qui crée… et mal en plus, c’était le bouquet.
    – Bon laisse moi maintenant, lui dites-vous agacé, j’ai à faire.
    – Non non non, pas question, vous dit-elle. je reste pour te corriger. Tu as l’air bien maladroit.

    « Contrarié », votre sang ne fait qu’un tour et vos yeux déjà bien rouges au naturel s’emplissent de colère. D’un geste rasant au dessus de l’établi, comme pour attraper une mouche endormie, vous éjectez le bipède hors de votre zone de travail. La force quelque peu disproportionnée dont vous usez, la fait littéralement exploser contre le mur comme une femelle moustique gavée de sang. Il existe une différence cependant… les moustiques sont utiles, eux.

    Vous entendez alors la mini assemblée qui vous observait, manifester sa joie d’une seule voix :
    – Et bim !

    Après avoir essuyé vos pattes, vous vous frottez la truffe et lissez vos grandes oreilles. Et alors que vous sortez vous aérer un peu, vos moustaches frémissent au vent… vous avez besoin de grignoter une ou deux carottes histoire de vous détendre un peu.

    Ah et puis, il faudra penser à créer une forme de vie à votre image, ça vous amusera probablement beaucoup !

    Eclairée par le soleil levant, une plaine d’herbe verte et lumineuse s’étend devant vous, gonflée par endroit de quelques monticules fleuris. Elle est parcouru des frémissements du vent matinal de cette nouvelle journée. Cette moquette végétale est parsemée de pâquerettes dodelinant des pétales. L’astre du jour à travers un ciel bleu sans nuage, darde ses rayons sur vos cheveux blancs et soyeux. Une multitude d’animaux en tout genre gambade joyeusement.

    Debout devant l’entrée de votre grotte, vous regardez ce spectacle frais et bucolique tandis qu’un troupeau de minuscules chevaux sauvages vous passe entre les sandales. Un brachiosaure au loin vous observe, une certaine bienveillance dans le regard, tandis que plusieurs de ses congénères broutent paisiblement les feuilles si délicates de ces arbres qu’ils affectionnent. Des oiseaux multicolores vous saluent de leurs sifflements mélodieux. Oui, vous les comprenez et ils vous remercient tous d’être là.

    La brise légère et fraîche caresse vos oreilles. En cette heure matinale, ce souffle léger fait remonter dans votre estime la chaleur tremblotante des torches de l’antre ou vous avez élu domicile.

    L’habitat qui semble avoir été creusée et que vous avez choisi pour passer la saison n’est pas très spacieux. Il laisse cependant suffisamment de place pour votre literie douillette et votre espace de création. Vous avez trouvé dans un recoin, la place pour poser votre établi et vos blocs d’argile. Ce dernier lieu se trouve bien sûr loin du vent de dehors, car et c’est primordial, seul votre souffle doit envelopper vos modelages. C’est d’ailleurs un passe-temps si ancré en vous, que sans y penser vraiment vous retrouvez un morceau de cette terre si malléable entre vos doigts, à subir quelques pressions de vos gestes habiles. Une forme animale vient rapidement remplacer celle, chaotique qui était posée sur l’établi il y a encore quelques secondes.

    Un membre, deux, trois puis quatre. Pourquoi pas un cou et des cheveux… ah mince, vous réalisez que c’est encore un cheval qui se matérialise sous vos yeux. Mais qu’à cela ne tienne, vous ajoutez un second torse, puis deux membres supplémentaires sans oublier sa tête, son système respiratoire, nerveux, sanguin. Puis le portant à vos lèvres, vous soufflez avec amour sur ce nouvel être.

    Doucement, la matière délicatement travaillée est entourée d’une myriade d’étoiles tandis que des tressaillements la parcoure. Vous posez cette nouvelle créature que vous nommez « Centaure », avec précaution sur le sol. Elle vous observe un instant en inclinant la tête sur le côté, plie une jambe et vous salue d’une révérence avant de s’éloigner en trottant. Elle bat maintenant des mains pour attirer l’attention de ses tout nouveaux camarades. Le comportement de la créature vous intrigue. Princier et joueur, il s’est mêlé aux autres avec une telle facilité que… et si ?

    Après avoir lissé votre moustache, c’est une autre poignée d’argile que vous malaxez maintenant, et une nouvelle vie s’anime à nouveau. Mais vous n’êtes pas satisfait et les êtres se succèdent : tantôt rampants, tantôt volants mais pas assez… ou trop… Puis c’est l’éclair de génie, la pensée qui change tout. Un autre morceau de cette terre si spéciale atterrit prestement au bout de vos doigts et sous vos actions expertes, elle se transforme en quelques instants. La créature que vous inspire le centaure est d’une forme que vous n’avez encore jamais tentée.

    C’est un bipède cette fois.

    Vous le définissez comme un lémurien mais avec des yeux plus fins. Vous le dotez d’une peau similaire à celle des dauphins afin qu’il soit à l’aise sur terre et dans l’eau. Puis vous privilégiez cette fois la station debout.
    Vous allez aussi essayer de lui donner un peu plus d’esprit que les autres… pour voir. Tout en soufflant doucement sur sa tête, plutôt que sur le corps, comme pour les autres, vous tentez de lui insuffler une part de votre esprit, mais pas trop, c’est juste pour voir.

    Lorsqu’elle commence à s’animer une chose vous choque là, tout de suite. Elle s’observe elle-même, se détaille de pied en cape. Vous la posez alors au bord de l’établi où elle s’assoit en vous regardant, d’un air amusé.
    – Salut, tu es qui toi ? demande-t-elle.
    Surpris de cette interpellation vous répondez un peu décontenancé :
    – Je ne sais pas, que veux-tu dire. C’est étonnant, tu t’exprimes plutôt bien.
    – Ca me surprend aussi je dois dire. Tu fais quoi là ? vous demande-t-elle.
    – Je m’adonne à mon passe-temps favori, le modelage. J’anime de l’argile que je façonne de diverses manières.
    – Suis-je aussi de l’argile ?
    – Oui.
    – Tu veux dire que c’est à toi que je dois d’être là ?
    – Bien sûr, toi et tous les autres. Je vais te montrer, lui dites vous en saisissant un bout d’argile.
    Tout en la surveillant d’un œil, et plutôt amusé d’avoir quelqu’un à qui parler, vous formez rapidement un oiseau que vous animez. Celui-ci s’envole, déployant ses petites ailes rougeoyantes en vous sifflant ses remerciements.

    Les yeux écarquillés, la petite créature parlante est maintenant debout. Curieusement, elle vous semble un peu plus grande que tout à l’heure. Elle sautille près de vous :
    – Ca à l’air facile, je veux essayer, dit-elle en tendant les bras vers vous. Je parie que je fais mieux que toi du premier coup.

    Vous n’avez pas le temps de refuser ou d’écarter les tas de matière première, que la créature extrait un petit morceau de votre « terre de vie » et commence son ouvrage. Vous la laissez faire, curieux de voir le résultat.
    Elle s’active, tire, tord, malaxe, enfonce, appuie pour obtenir au final une forme… sans forme. Et la voilà qui, comme vous, souffle sur sa réalisation comme vous le faites habituellement. L’être qui s’anime ne peut bien évidemment pas se tenir debout car le centre de gravité n’est pas au bon endroit et les points d’appuis sont trop différents. Les yeux ne sont pas finis et ses cris sont plaintifs.
    C’est la première fois que vous assistez à ce spectacle et l’attitude de cette « chose monstrueuse » vous attriste. Ces cris résonnent dans toute la grotte. Lorsque son petit créateur la pose sur l’établi, et avant que vous ne réagissiez la chose claudique, tombe de la table de travail et s’écrase sur le sol. Désarticulée, baignant dans une petite flaque de sang, elle est maintenant entourée de plusieurs de vos créations qui affichent l’étonnement le plus total en vous regardant.

    Etonné, vous l’êtes car pas un modelage ne prend vie sans que vous ne le sachiez pertinemment viable. Or cette fois-ci, votre dernière création avait elle-même créé une créature monstrueuse et lui avait donné vie sans se soucier de lui fournir les fonctions vitales de bases. Une créature qui crée… un comble, et mal en plus, c’était le bouquet.
    – Bon laisse moi maintenant, lui dites-vous agacé, j’ai à faire.
    – Non non non, pas question, vous dit-elle. je reste pour te corriger. Tu as l’air bien maladroit.

    « Contrarié », votre sang ne fait qu’un tour et vos yeux déjà bien rouge au naturel s’emplissent de colère. D’un geste rasant au dessus de l’établi, comme pour attraper une mouche endormie, vous propulsez le bipède hors de votre zone de travail. La force quelque peu disproportionnée dont vous usez, la font littéralement exploser contre le mur comme une femelle moustique gavée de sang.
    – Splash !
    Il existe une différence cependant… les moustiques sont utiles, eux.

    Vous entendez alors la mini assemblée qui vous observait, manifester sa joie d’une seule voix : « Et bim ! »

    Après avoir essuyé vos pattes, vous vous frottez la truffe et lissez vos grandes oreilles. Et alors que vous sortez vous aérez un peu, vos moustaches frémissent au vent… vous avez besoin de grignoter une ou deux carottes histoire de vous détendre un peu.

    Ah et puis, il faudra penser à créer une forme de vie à votre image, ça vous amusera probablement beaucoup !

  • Le t-shirt CV : pour provoquer des opportunités

    Le t-shirt CV : pour provoquer des opportunités

    C’est vrai, le T-shirt CV existe déjà mais sous sa forme « j’ai un vrai CV dans le dos, LOL ».

    Dans la vraie vie, on ne rigole pas avec sa recherche d’emploi.
    selfie_cv-tshirtJe vous propose de créer ensemble votre CV, lisible et visible pour provoquer des regards, des opportunités, des rencontres et pourquoi pas, un travail* !
    En plus ça tombe bien, la belle saison arrive et les t-shirts seront de mise.

    Dans mon cas, voici le rendu du t-shirt CV, un t-shirt rouge bien flash, du texte blanc et des mots percutants qui ciblent votre ou vos domaines de compétences.

    Tarifs : 25 euros hors frais de port

    Concevons votre t-shirt personnalisé ensemble.
    [symple_button color= »orange » url= »http://www.gilles-aubin.net/index.php/contact/ » title= »Contactez Gilles Aubin » border_radius= » »]Contactez-moi vite ![/symple_button]

    *Résultat non garanti

  • L’Xplorair : la voiture volante de l’an 2000

    L’Xplorair : la voiture volante de l’an 2000

    Les romanciers et scientifiques des XIXe et XXe siècles nous ont vendus par leurs écrits un « an 2000 » plein d’inventions géniales, de mondes de rêves et un monde libre… parfois.
    Je m’insurge, je hurle : A L’ARNAAAAAAQUE ! Heureusement l’espoir renaît car l’Xplorair, la voiture volante de l’an 2000 est là… presque !

    L’an 2000 est arrivé et notre monde n’a pas progressé dans la direction attendue. Oh nous avons bien des smartphones nous rendant disponible 24/24 h et 7/7 jours, des voitures qui consomment « un peu » moins, même des voitures électriques capables de rouler 150 kms à 110 km/h (150 kms d’autonomie… wouhouu, ça décoiffe). Une question me hante donc depuis maintenant 14 ans : « Mais ou sont nos voitures volantes ? ».

    On a bien essayé de nous faire croire qu’une voiture avec des hélices était une voiture volante, comme cette Aéromobil :

    …ou encore le Terrafugia Transition.

    On a bien essayé de nous vendre des engins volants monoplaces gros comme des chars d’assaut, mais pas de vraies voitures volantes qui décolleraient à la verticale sans hélices et qu’on pourrait ranger dans son garage.

    stacks_image_141Heureusement mon appel de vieux geek frustré a été entendu et 2 sociétés sont sur le point de faire bouger les choses. La société française Mix Aerospace avait un projet de énième voiture avion sans intérêt aucun. Il s’agissait d’un véhicule qui pouvait se « clipser » sur le système de propulsion (une aile delta à hélices). Depuis sa création, où la société est devenue américaine, le projet a évoluer en véhicule autonome : ADAV, pour Aéronef à Décollage et Atterrissage Vertical. Prévue pour 2102 puis 2013, le projet a manifestement pris un peu de retard.

    La seconde société, emmenée par Michel Aguilar, nous propose une seconde voie, plus intéressante selon moi, l’Xplorair LA voiture volante.

    https://youtu.be/QKEE6TH7Iuc

    Ce véhicule qui n’est plus réellement une voiture, devrait utiliser un biocarburant permettant une économie de 15 % à 20 % de carburant. Avec un plafond estimé à 2 500 mètres d’altitude pour une vitesse de près de 200 km/h, la « voiture volante » devrait être dotée d’une autonomie de 500 km. L’utilisation grand public n’est cependant pas pour demain car le véhicule devrait tout de même vous coûter la bagatelle de 50.000 euros.

    C’est la réalisation de tous nos rêves de gosses (à moins que cela ne soit que les miens 🙂 ).
    Le principe de l’Xplorair n’est pas que d’avoir un véhicule personnel volant, mais aussi de lancer une nouvelle technologie permettant le décollage vertical et le vol stationnaire, sans hélices et sans peser un âme mort (ou un F16).

    Le véhicule devrait voler sous la réglementation prévue pour les hélicoptères.

    On attend de ces nouvelles avec impatience, car les retombées du système de propulsion pourraient évidemment toucher bien plus que le seul Xplorair.

    Voici une dernière conférence de plus d’une heure sur le sujet, tenue par Michel Aguilar lui-même.

    Sources : Pas d’auto-volante dans le Gers, la voiture volante française, Aeronews tv

  • « Douce menace », un court métrage d’études de Supinfocom Arles

    « Douce menace », un court métrage d’études de Supinfocom Arles

    « Douce menace » est un court métrage en relief. Projet de fin d’étude 2011 sélectionné pour le SIGGRAPH 2012, il a été réalisé par un groupe d’étudiants de Supinfocom Arles. Il y est question de pigeon et de Paris. Même si le scenario est assez simpliste, ce court métrage est beau, très bien réalisé, plein de couleurs et de fraîcheur.

    Je profite de l’occasion qui m’ai donné pour glisser un message pas du tout subliminal aux animateurs :
    Je pratique le corps humain depuis plus de 20 ans dans divers disciplines martiales et NON, le corps humain ne rebondit pas avant de faire le moindre geste. Arrêtez tout de suite cette infamie, c’est ce qui fait que, entre autre chose, on reconnait facilement un perso virtuel d’un véritable acteur.
    Ceci étant dit, je ferme la parenthèse et vous laisse regarder ce petit bijou visuel.

    http://vimeo.com/87024621

    Ce film est donc réalisé par :
    – Ludovic Habas : Setup, script modeling
    – Mickaël Krebs : Animation, character design, modeling
    – Florent Rousseau : Modeling, animating, rendering, compositing, storyboard, scene building
    – Yoan Sender : Modeling, FX, relief
    – Margaux Vaxelaire : Modeling, FX, scene building, props

    …sur une musique de Remi Boubal.

    Vous pouvez voir le Making of sur le site de Supinfocom.

  • La musique de 2Cellos m’a prise aux tripes

    La musique de 2Cellos m’a prise aux tripes

    2Cellos, ce sont 2 violoncellistes nommés Sulic et Hauser, complètement barrés qui déchirent tout, je n’ai pas peur de le dire.

    Loin de ne faire que les fous sur scènes, ils reprennent des musiques que l’on aurait pu croire impossible avec de tels instruments : AC/DC, Prodigy, U2 ou encore Michael Jackson font partie des artistes adaptées par leurs soins.

    Ces deux bêtes de scènes dont les concerts et les clips sont excellents, rayonnent d’une passion et d’un feu intérieur absolument contagieux.

    Je vous présente ici trois morceaux totalement étonnants (les deux premiers me retournent littéralement et me font suer des yeux).

    Thunderstruck – AC/DC

    Highway to Hell – AC/DC

    Voodoo People – The Prodigy

    Pour en savoir plus sur le duo 2Cellos, connectez-vous sur leurs différents réseaux sociaux :
    – Site officiel : www.2cellos.com
    – Facebook : 2Cellos (Sulic & Hauser)
    – Twitter : 2Cellos
    – Youtube : 2Cellos Live

  • « Jacob et le génie » – 3ème partie

    « Jacob et le génie » – 3ème partie

    Lire la seconde partie de Jacob et le génie

    Le 3ème voeu

    Je cherchais pendant des mois les moyens de sortir de ma cellule. Je tentais de soudoyer mes geôliers, de gratter le sol avec mes ongles, de déloger les pierres de la prison, de me faire passer pour mort… tout cela sans aucun succès. Avec le temps, mes cheveux et ma barbe s’entremêlaient, je commençait à devenir aveugle et mes muscles ne me portaient presque plus. Après quelques années, la vengeance s’étiola et je sus enfin ce que je voulais demander au génie, une idée tout neuve depuis ma chute :
    – Génie, cela fait des années que tu restes là à me regarder dépérir, attendant mon dernier vœu. Je pense qu’il est temps pour moi d’affronter la réalité. Le dernier vœu d’un homme comme moi, c’est d’être libre. La plus belle des libertés, celle ou l’on s’attache à rien, à personne. Génie, mon dernier vœu c’est de sortir d’ici.

    Dans la seconde, j’étais dehors, sur une plage que je ne connaissais pas, sans doute très loin de chez moi. Mes yeux me faisaient mal et mes jambes trop faibles se dérobèrent me laissant à genoux face à la mer. Le vent de l’océan fouettant mon visage démêlait mes cheveux et rafraîchissait ma peau. J’étais libre, enfin.

    Après quelques minutes à l’air libre, le génie s’est adressé à moi :
    – Ton dernier vœu vient d’être exaucé Jacob, tu es libre, dit-il souriant. Tu me dois maintenant un service.
    – Tu ne perd pas de temps dis moi, lui dis-je un peu estomaqué. Mais c’est vrai génie, c’était le marché. Que dois-je voler pour toi ? Lui demandai-je.
    – Rien Jacob, rien ni personne dit-il. Tu va juste prendre ma place dans la bouteille.

    Interloqué, il était hors de question que je perde cette liberté fraîchement retrouvée.
    – Il… il n’en est pas question, m’écriai-je, vieil escroc ! Jamais plus je ne vivrai enfermé. Que cela soit dans une prison, ou dans une bouteille. Je viens de découvrir le seul vœu qu’un être humain devrait formuler, celui de disposer de sa liberté. Tu vas devoir trouver quelqu’un d’autre j’en ai bien peur.

    Le génie ne sourit alors plus et me répondit :
    – A quel moment t’ai-je dit que tu avais le choix ?

    Sans avoir le temps de protester plus avant, ma vue se troubla, l’air devint lourd et je pus voir le génie, debout devant moi… immense. J’étais dans la bouteille, et lui non.

    Après quelques instants, il édicta les règles :
    – Tu exauceras les 3 vœux de la personne qui te fera sortir de la bouteille ou si tu ne sais pas qui c’est, de la première qui tiendras la bouteille devant toi, me dit-il, après quoi lui aussi devra te rendre un service.
    – Laisse moi sortir génie ! Hurlais-je, laisse moi sortir !
    – Tu es là dedans pour un certains nombre d’années Jacob. Moi-même ai dû patienter 234 ans, 3 mois et 25 jours avant que le destin ne te place sur mon chemin.
    – Et tu sais quoi ? Poursuivit le génie, si tu n’avais pas assommé la jeune femme, c’est elle que j’aurais vu la bouteille à la main et qui serai à ta place aujourd’hui.

    Dépité, je me pris la tête dans les mains et pleurais sur mon sort tandis que le génie disparu en marchant.

    …
    …
    …

    Quelques jours plus tard un vieux chien qui jouait avec ma bouteille la lâcha dans un ruisseau, qui l’entraîna dans la rivière, qui la précipita dans l’océan.

    Cela fait maintenant 8 mois et 3 jours que je suis dans la bouteille.

    Flottant sous ce Soleil de plomb dans mon radeau de verre, j’attends mon destin… et je m’ennuie !

  • « Jacob et le génie » – 2ème partie

    « Jacob et le génie » – 2ème partie

    Lire la première partie de Jacob et le génie

    Les 2 premiers voeux

    – Ouh là, m’écriai-je en levant les mains pour stopper son laïus, tu n’as encore rien fait de tes promesses miraculeuses que tu veux déjà que je travaille pour toi ? Quel genre de service vas-tu me demander ?
    – Oh rassure-toi, répondit-il, rien qui ne soit au dessus de tes compétences.

    Ce qui me rendais nerveux à ce moment là, c’était son attitude. Quelques minutes plus tôt il regardait cette femme qui gisait au sol avec une certaine tristesse dans le regard, et il avait maintenant l’air réjouit, presque soulagé. Sans réfléchir une seconde de plus, mais sans y croire vraiment, je lui annonçais mon premier vœu sur le ton du défi :
    – Trois souhaits hein, rien que ça mon bon seigneur, m’exclamais-je dans une fausse courbette, eh bien voyons comment tu vas t’y prendre. Je veux devenir l’homme le plus riche du pays. Attention, je veux être plus riche que le Roi lui-même !

    Non content de ne pas se démonter, le génie prit un air entendu :
    – Devenir riche, répéta le génie… si telle est ta volonté alors riche tu seras.

    Après l’avoir vu faire quelques passes obscures avec les mains, je restais sans voix quand un coffre de 20 pouces de haut apparut à mes pieds. Il était visiblement très ancien. M’attendant à quelques tours vicieux, je fis sauter le couvercle avec le pied. Non seulement il ne se passa rien de fâcheux, mais je pus constater en plus qu’il était rempli de pièces d’or. C’était fantastique… inimaginable. A genoux les mains dans le coffre, il me fallut quelques minutes pour me remettre. Je remerciai néanmoins le génie avant de la quitter pour placer mon fabuleux butin en lieu sûr.

    Grâce à cette fortune, je me suis d’abord procuré une nouvelle livrée, la même que les gentilshommes que je dépouillai hier encore. Puis je m’achetai une maison, très grande, très belle sur la colline, avec une jolie vue sur la ville. On la voyait de très loin. J’y invitai ma famille, mes compagnons et ensemble nous dilapidions cet or dont personne d’autre que moi ne savait rien.

    Avec le recul, je me rends compte que j’étais bien naïf de penser que les cadeaux pour mes hôtes seraient suffisants à les satisfaire. Tous me questionnaient sur le secret de cette abondance et tous furent plus que prolixes en conseils de toutes sortes sur les meilleurs façons d’en user.

    Quelques semaines plus tard, alors que j’allais me réapprovisionner en monnaie sonnante et trébuchante là ou j’avais caché mon vieux coffre tout neuf, je tombais dans une embuscade. Je dû bien malgré moi sous la torture, avouer ou il se trouvait. Malgré la douleur, je résistais cependant à la tentation de faire intervenir le génie que j’avais compris être le seul à voir. Le second vœu qui me brûlait alors les lèvres était simple : tous les massacrer. Seul, lardé d’incisions et parsemé d’ecchymoses en tous genres ils me laissèrent cependant en vie sans que je prononce le voeu mortel.

    Je me réfugiais dans les champs hors de la ville. Blessé mais sauf malgré tout et désormais à l’abri, j’avais en tête de récupérer mon coffre et de me venger. Je pris le temps de bien réfléchir cette fois, plusieurs jours durant, et ordonnait finalement au vieil homme en robe de réaliser mon second vœu :
    – La richesse est trop matérielle, avouais-je, elle peut être dérobée. Je veux quelque chose qu’on ne me volera pas. Je veux le pouvoir. Génie lui dis-je totalement décidé, je veux devenir Roi de ce pays.
    – Si tel est ton désir maître Jacob, répondit le génie un sourcil levé, tu es Roi !

    Je me retrouvais instantanément assis sur le trône, dans cette salle que je n’avais vu que sur les tapisseries de la salle du tribunal que j’avais fréquenté plus souvent qu’à mon tour. Des gens étaient inclinés devant moi, et je savais quels étaient les mots qu’on attendait de moi à cet instant :
    – Faites servir le repas, criai-je, j’ai faim !

    Ce que je n’avais pas dit à mon faiseur de miracle personnel, c’est qu’une fois Roi, je lancerai la garde sur les traîtres qui m’avaient torturés, les jetterai en prison, les torturerai, puis les exécuterai… enfin. Je récupérerai mon bien et, cerise sur le gâteau, accéderai au trésor royal. J’édicterai ensuite des lois pour dissoudre la guilde des voleurs et remercierai grassement ma famille.

    Plus rien ne m’arrêterai.

    Je commençai donc à user et abuser de ce nouveau pouvoir qui m’était conféré, le génie toujours à portée de vue, lissant sa barbiche, prêt à réaliser mon dernier voeu. Grâce à la milice, je récupérais mon coffre comme je le prévoyais, offrais des terres à mon ancienne famille de voleurs et leur donnais le poste des ministres, faisant bannir les précédents par précaution hors de mes frontières. Puis je fis découper mes ennemis, sur la place publique afin que tous sachent qui était à l’origine de leurs nouveaux malheurs.

    Bien entendu, peu de temps après, le pays s’est enfoncé dans une pagaille atroce que nous aggravions ma famille et moi-même, jour après jour par des décisions dépourvues de toutes réflexions à moyen ou long terme (le court terme n’étant pas de la politique, mais des réactions à des stimuli émotionnels). La politique ne s’appréhende pas si facilement quand on y est pas vraiment préparé.

    Les anciens ministres réagirent bien évidemment et avec l’aide d’un pays allié, fomentèrent un coup d’état. Après la réussite totale de leur plan, que je n’eus pas la présence d’esprit de contrer, ma famille et moi fument envoyés en prison. La vie de la cour pouvait enfin reprendre entre gens de bonne compagnie. La fille du vieux Roi défunt fut placée sur le trône en attendant la majorité de son fils (dont on ne me reconnu jamais comme le père), et tout rentra dans l’ordre.

    Je ne pensais qu’a une chose : me venger encore et à ce titre ne souhaitais utiliser mon dernier vœu que dans la réalisation de cette vengeance.

    Lire la troisième partie de Jacob et le génie

  • « Jacob et le génie » – 1ère partie

    « Jacob et le génie » – 1ère partie

    Cette nouvelle pourrait être la partie zéro de « Entretien avec un génie » rédigée plus tôt, mais je ne suis pas sûr.

    La rencontre

    Sous un Soleil de plomb, en pleine mer, je flotte.

    Comme sur un radeau, sous le vol des mouettes, je m’ennuie.

    Je me nomme Jacob « Jambes courtes ». Je ne porte pas ce nom parce que j’ai des membres inférieurs réduits, mais parce que mes camarades me battaient toujours à la course. J’ai été élevé dans une maison où j’appelais tous les enfants présents mes « frères et sœurs » sans vraiment savoir si nous avions réellement un lien de parenté. Mes « parents » n’eurent jamais la moindre attention affectueuse envers moi et pour cause, j’appris à mon adolescence qu’ils faisaient partie de la guilde des voleurs du pays et que je leur avait été confié vers mes 6 ans. Mes parents biologiques m’avaient vraisemblablement vendu pour quelque argent afin de sortir temporairement de leurs misères.

    Une fois dans cette guilde, les enfants comme moi sont formés à divers métiers : certains deviennent des mendiants estropiés, d’autres des voleurs, d’autres encore deviennent des assassins… pour les rares « talentueux ». Je suis pour ma part devenu voleur. Un peu sournois et sans aucune attache, j’ai rapidement développé un certain « doigté » pour les finances d’autrui. Vif et silencieux, je ne m’encombre pas de scrupules inutiles.
    Après tout, si je peux accéder à votre bourse, c’est que vous n’y tenez pas vraiment.

    J’ai pas mal roulé ma bosse à travers le pays, dépensant rapidement l’argent gagné avant que la guilde ne prélève ses trop gros intérêts. A une époque, j’ai même eu une femme et des enfants. Ma femme n’a jamais compris l’intérêt de se faire payer quand je la collais dans les bras de riches usuriers et mes enfants ne me rapportèrent jamais suffisamment pour les nourrir… même avec une jambe cassée. J’ai donc décidé de me séparer du lot, 2 ans après la naissance des enfants, dans un bordel de la capitale.
    On ne m’y reprendra plus !

    Cependant ma vie bascula réellement le jour ou je traquais une « cliente » potentielle.
    Je suivis cette jeune femme, seule, dans une ruelle sombre… que du bonheur. Elle tenait une bouteille à la main et venait probablement de jeter une cigarette car une légère fumée s’élevait du sol à côté d’elle. M’approchant discrètement je l’assommais net. Mais au moment de la dépouiller de ses biens et de sa… vertu, dans la foulée, je vis un vieil homme près de moi que je n’avais pas remarqué quelques secondes plus tôt.

    jacob_le-genie

    Ce dernier, vêtu d’une lourde robe de velours d’un bleu profond, ressemblait à un forain. Son visage fin et basané était fortement ridée. Sa peau foncée permettait à sa fine moustache noire et tombante ainsi qu’à son bouc en pointe de s’affirmer pleinement. Il vit la jeune femme inconsciente au sol et me regarda longuement les yeux plissés, lissant sa barbichette. Puis, songeur, il regarda la bouteille qui gisait près d’elle. Sur l’instant, je cru qu’il s’apprêtait à me donner une leçon comme cela m’arrivait quelques fois les jours de malchance, mais il s’assit près du flacon vide et resta là sans bouger. Voyant qu’il ne réagissait pas, je compris que j’avais affaire à un benêt, et me mis en devoir d’appliquer une fouille « minutieuse » à la dame. Après l’avoir dépossédée de ses quelques biens, j’allais me soulager entre les reins de l’endormie, quand je me rappelais l’idiot assis près de moi. Je me rhabillais donc quelque peu frustré (on peut être sans scrupules et un peu pudique quand même… non ?).
    Également doté d’un certain sens pratique, je ramassais la bouteille sous le nez du débile. Elle ne manquait pas d’un certain cachet et je devais pouvoir en tirer quelques pièces, même vide comme c’était le cas.

    Quelques mètres plus loin je remarquais que le benêt, décidé à bouger s’était mis en tête de me suivre, et alors que je me retournais pour le faire fuir, il pris la parole :
    – En ramassant cette bouteille, dit-il lentement, tu en es devenu le propriétaire. En devenant le propriétaire de la bouteille, tu es devenu mon maître, ajouta-t-il un sourire au coin des lèvres.
    Je suis un génie maître Jacob et je vais réaliser 3 de tes souhaits les plus chers.
    – Puis tu me rendras un service, ajouta-t-il pour finir en souriant.

    Lire la seconde partie de Jacob et le génie

  • Les 12 « Folies » architecturales du XXIe siècle de Montpellier

    Les 12 « Folies » architecturales du XXIe siècle de Montpellier

    Aujourd’hui fleurit sur la toile bons nombres d’articles sur le travail d’un architecte qui bouscule les « traditions » architecturales urbaines de notre époque. Grâce à cette mise en avant j’ai découvert pourquoi n en parlait tant et cela que je souhaite partager avec vous aujourd’hui.

    Il me semble que notre époque, d’une platitude architecturale exemplaire ne laissera dans l’histoire que des traces cubiques sans vie et sans originalité.
    Mais il y a un espoir… à Montpellier.
    La ville a choisi de pousser la conception et la réalisation de 12 « Folies » architecturales du XXIème siècle afin de témoigner de la vitalité et de l’innovation architecturale du patrimoine urbain de la ville.

    Jardins de la LirondeCet espoir se nomme les 12 « Folies » architecturales du XXIe siècle de Montpellier. Lancées en 2013, le premier projet, la première Folie, doit être construite en ce début de semestre 2014 sous le nom de « Jardins de la Lironde ». Ce projet mené par l’équipe Dominium- Farshid Moussavi – Coloco est un bâtiment de 36 logements et 260m2 de commerces. Une de ces particularités est que chaque niveau est en décalage avec le précédent dans un ballet de rondeurs et de vagues.

    – Site officiel de l’architecte iranienne Farshid Moussavi
    – Page Facebook oficielle de Farshid Moussavi

    Bh-ETdMIUAA8ciU-detailLa seconde étape des « Folies » architecturales du XXIe siècle vient d’être remporté par Sou Fujimoto qui pulvérise avec sa création, l’architecture urbaine de Montpellier.
    Son projet d’immeubles de 17 étages devrait être livré par le promoteur Proméo fin 2017.

    Cette tour complètement folle nommée « l’Arbre Blanc » verra le jour dans le quartier Richter, sera lotit de 120 logements, d’un restaurant, d’une galerie d’art et de bureaux.

    – Site officiel de Sou Fujimoto
    – Twitter de Sou Fujimoto
    – Page Facebook officielle de Sou Fujimoto

    Sources : www.voussaveztout.com, patrimoine.promeo.fr, www.challenges.fr